Coronavirus à Strasbourg

23 octobre 2020 09:57; Act: 23.10.2020 10:19 Print

Les hôpitaux se préparent pour la seconde vague

STRASBOURG - Les services de réanimation des hôpitaux voient arriver la deuxième vague de l'épidémie avec appréhension, mais aussi davantage d'expérience.

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Le personnel médical s'occupe d'un patient dans une unité de soins intensifs pour les patients infectés par Covid-19, au CHU de Strasbourg. (photo: AFP/Frederick Florin)

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Quatre lits disponibles sur 55: à l'heure où le couvre-feu est décrété, les services de réanimation des hôpitaux de Strasbourg, déjà très occupés par l'activité automnale habituelle, voient arriver la deuxième vague de l'épidémie avec appréhension, mais aussi davantage d'expérience. Jeudi, dix patients Covid étaient en «réa». Un chiffre encore modeste au regard des pics observés en avril, mais qui représente un surcroît d'activité important et pourrait augmenter fortement dans les prochaines semaines.

«On voit progressivement qu’on a de plus en plus de patients Covid, on sent qu’on va doucement retomber dans une situation comparable à la première vague», confie Armelle Fieuvet, infirmière en réanimation au Nouvel hôpital civil (NHC), équipée d'une charlotte, de lunettes et d'une sur-blouse de protection. Par rapport au printemps, l'activité saisonnière est nettement plus importante. «Nous sommes en période automnale, et sans compter la pandémie, nos services de réanimation sont déjà quasiment pleins», explique le professeur Ferhat Meziani.

«L'entraide entre les hôpitaux va être très difficile»

Au 4e étage, tous les lits du service des maladies infectieuses sont déjà occupés par des patients atteints du Covid-19. En cas d'aggravation de leur état, certains devront être transférés en réanimation. Cadre de santé, Florence Cionneau redoute «la vague qui arrive». «La première fois, c’était des heures éprouvantes, on a sursollicité les soignants, on leur a demandé de revenir sur les heures de repos pour aider. On se dit que revivre ça, psychologiquement, c'est compliqué».

Alors, le CHR de Strasbourg anticipe: il a déjà prévu un plan de déprogrammation des activités dans d'autres services, en commençant par la pneumologie, la gériatrie et la médecine interne, afin de libérer du personnel en fonction des besoins. «C'est d'autant plus important qu'aujourd'hui, toutes les régions sont affectées, donc l'entraide entre les hôpitaux va être très difficile», rappelle Ferhat Meziani.

«On a appris de l'épisode précédent»

De même, le CHR s'est doté du matériel qui lui faisait cruellement défaut il y a encore quelques mois. «Il y a eu des achats de respirateurs, de masques, de surblouses, de médicaments... On n'a plus de pénurie, nous disposons de stocks à quatre mois» assure Emmanuel Andres, chef du pôle de médecine interne. Les équipes médicales comptent aussi s'appuyer sur les enseignements de la première vague pour améliorer la prise en charge des malades.

«On a appris de l'épisode précédent. On sait notamment que les corticoïdes permettent, dans un certain nombre de cas, d'éviter l'aggravation et le recours à la réanimation», avance Vincent Castelain, chef du service de réanimation médicale à l’hôpital Hautepierre. «On a moins de patients intubés, et quand ils le sont, cela dure moins longtemps». Le recours aux anticoagulants a également permis de réduire le nombre d'embolies pulmonaires, même s'il n'a pas d'impact sur le virus en lui-même. Au final, la durée moyenne de séjour des malades du Covid-19 a ainsi été réduite de 30 jours «à une vingtaine», selon Ferhat Meziani.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • NenJetezPlus le 23.10.2020 11:26 Report dénoncer ce commentaire

    Ah, la belle gestion. La France continue de supprimer des lits dans le public et n'utilise pas les très nombreux lits disponibles dans le privé, qui pourraient soulager le public. Pour une crise de situation de Guerre, où on utilise tous les moyens, soit-disant, c'est loupé! Mais, bon, ils veulent des stats bien horribles pour continuer la PEUR !!

  • VDenise le 23.10.2020 10:57 Report dénoncer ce commentaire

    et la troisièmes

  • aide le 23.10.2020 14:27 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Peut on obliger le personnel à prendre leur voiture et ne pas les aider financièrement à se parquer . L état devrait aider les plus démunis dans les aides ou ouvrier qui travaille soins / resto cipa à se parquer gratuitement pour aller travailler le temps de la pandémie. Une personne qui gamine moins de 1400 euros n as pas l argent pour . N a pas le salaire d un infirmier. Si la direction impose de ne pas prendre les transports en commun alors augmentez les pour se parquer et s acheter une voiture si ils n ont pas .

Les derniers commentaires

  • Luxo le 25.10.2020 08:44 Report dénoncer ce commentaire

    La seule erreur que l'on peut reprocher à la France est de ne pas réquisitionner le personnel soignant qui travaille de l'autre côté de ses frontières.

    • @Luxo le 25.10.2020 14:02 Report dénoncer ce commentaire

      Si cela arrive, il faut alors annuler l'Union Européenne, et revenir au patriotisme, une valeur totalement oubliée au nom de l'argent. Parfois je me dis qu'on aurait moins de dégâts sociaux sans cette Union ridicule.

  • blu le 24.10.2020 07:57 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pour moi tout ça c’est du zèle exagéré. Il y a la maladie biensur mais à ce niveau je pense et me trompe sans doute que tout le monde cherche de l’argent via le covid. On est en fin d’année et c’est chaque année ainsi. Tout le monde veut sa part de l’enveloppe. D’habitude il y a les grèves et manifs et cette année c’est la gestion du covid qui réclame de l’argent. Oui pourquoi pas si ça va dans le domaine public et hospitalier mais j’ai de gros doutes sur la finalité de ces enveloppes. Et oui fin d’année rime avec dividende et primes....

    • @blu le 25.10.2020 14:03 Report dénoncer ce commentaire

      C'est évident que c'est un business énorme et que l'argent n'ira pas aux bons endroits...

  • Martine le 23.10.2020 17:20 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Oui on sait depuis 3 mois pour la deuxième vague, et après il y aura la marée basse puis la marée haute, puis la troisième vague.

  • Riri le 23.10.2020 17:17 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Au carnaval la troisième vague.

  • Grand Maître le 23.10.2020 16:32 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @les apparences, c'est pas beau de mentir !Vous auriez déjà dit où si c'était vrai. Arrêtez de faire du blabla.