France/Grand Est

18 septembre 2020 19:03; Act: 18.09.2020 20:49 Print

Poursuivi pour «actes de cruauté» sur des juments

BAR-LE-DUC - Un homme suspecté de sévices sexuels sur des juments et d'exhibition sexuelle a été interpellé jeudi et renvoyé devant le tribunal correctionnel.

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L'affaire n'a aucun lien avec les cas de chevaux mutilés récemment observés dans d'autres départements. (photo: AFP)

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Le 10 septembre à Ligny-en-Barrois (Meuse), l'homme avait été surpris «le bras engagé dans le vagin d'une jument», et avait réussi à prendre la fuite, a annoncé dans un communiqué Sofian Saboulard, procureur de la République à Bar-le-Duc. Un vétérinaire requis suite à l'ouverture d'une enquête de flagrance avait constaté «des lésions importantes sur deux juments».

Puis, le 13 septembre, sur la commune de Silmont, située à une dizaine de kilomètres de Ligny-en-Barrois, un individu était mis en fuite «alors qu'il se masturbait à proximité d'une jument»: «Un rapprochement» était alors effectué par le parquet. Le suspect a finalement été interpellé jeudi par la brigade de recherche de Commercy, grâce à l'exploitation d'outils de vidéosurveillance et de géolocalisation et l'audition de témoins.

Une «tendance de type paraphilique»

Lors d'une perquisition au domicile du suspect, les enquêteurs ont découvert «une centaine de photos zoophiles». «Aucun lien n'a pu être établi avec les faits d'actes de cruauté sur équidés commis récemment sur le territoire national», a cependant précisé le procureur.

Un examen psychiatrique a permis de mettre en évidence chez le suspect une «tendance de type paraphilique», soit une attirance sexuelle pour des objets, des êtres inanimés ou incapables de donner leur consentement. Mais aucun «trouble psychique» n'a été révélé.

Déféré à l'issue de sa garde-à-vue, l'homme est renvoyé le 8 décembre prochain devant le tribunal correctionnel de Bar-le-Duc, où il devra répondre «d'actes de cruauté ou de sévices graves de nature sexuelle et exhibition sexuelle». Il a été placé sous contrôle judiciaire. Près de 200 enquêtes sont en cours actuellement en France pour des mutilations d'équidés, une trentaine de cas d'origine humaine étant avérés, selon la gendarmerie.

(L'essentiel/afp)