Politique américaine

15 février 2020 12:33; Act: 17.02.2020 12:33 Print

Ces drôles de moments de la campagne

Un surnom bizarroïde, une soirée électorale décoiffante, Mickey pour succéder à Donald, et une photo peu flatteuse. La campagne pour la Maison-Blanche prend parfois un tour bizarre.

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Un surnom maladroit

«Lying, dog-faced pony soldier» (Soldat-poney menteur au visage canin): Joe Biden, candidat à la primaire démocrate, a affublé dimanche une jeune femme de ce surnom surprenant pendant un meeting dans le New Hampshire. Elle venait de lui poser une question sur sa défaite dans l'Iowa. Le sobriquet alambiqué a choqué des électeurs, or, Joe Biden l'avait déjà utilisé en 2018 en assurant l'avoir entendu dans un film de John Wayne. Personne n'a toutefois réussi à déterminer avec certitude de quel film il parlait.

Amour de campagne

Imitant les traditionnelles cartes envoyées à l'occasion de la Saint-Valentin, le compte Instagram de l'équipe du campagne du président(@trumpwarroom) a publié des «mèmes», des images comiques virales sur Internet, moquant de façon volontairement niaise les principaux candidats à l'investiture démocrate.

«Je craque pour toi plus vite que mes sondages s'effondrent», raille notamment une des images, avec un bateau estampillé «Biden» en train de couler, en référence aux récentes déconvenues de l'ancien vice-président de Barack Obama, dans les sondages.

Full Buttigieg

Le candidat à l'investiture démocrate Pete Buttigieg a vécu un dimanche particulièrement occupé: il a réussi un «Full Ginsburg» (Tour de Ginsburg), soit une apparition dans les cinq plus grands talk-shows américains. L'expression a été inventée en 1998 pour William H. Ginsburg, l'avocat de Monica Lewinsky, qui avait été le premier à réaliser ce tour de force dominical, dans la foulée du scandale impliquant Bill Clinton.

Rock'n'roll électoral

Le candidat démocrate Bernie Sanders a beau être âgé de 78 ans, son meeting du New Hampshire a vite pris des airs de concert rock'n'roll, lundi soir, quand le groupe américain «The Strokes» a commencé à jouer devant des milliers de personnes, dont beaucoup avaient un demi-siècle de moins que le candidat. Le rassemblement tombait à point nommé pour le groupe comme pour Bernie Sanders, qui ont respectivement annoncé le lancement d'un nouvel album et remporté les primaires du New Hampshire, le lendemain.

Mickey après Donald?

Les démocrates pourraient envoyer Mickey Mouse à l'élection présidentielle de 2020 et quand même avoir de bonnes chances de repartir vainqueurs, a déclaré un Joe Biden très confiant à l'émission «Morning Joe», mardi. Le candidat répondait à l'animateur de cette émission, qui lui demandait s'il croyait que les démocrates avaient une chance d'être élus si le candidat Bernie Sanders prenait la tête du parti. Cette formule maladroite a cependant affaibli le propre credo de Joe Biden, qui répète qu'il est le seul à même de battre Donald Trump.

Saga #orangeface

Une photo de Donald Trump publiée le 7 février par @photowhitehouse, un compte Twitter non affilié à la Maison-Blanche, est devenue virale en dévoilant une démarcation prononcée entre le teint orangé du visage présidentiel maquillé et la pâleur du cuir chevelu l'encadrant. M. Trump a immédiatement qualifié la photo de «fausse nouvelle» dans un tweet et a affirmé qu'elle avait été truquée. Internet s'en est tout de même donné à cœur joie en créant des mèmes à partir de la photo et en utilisant le hashtag #orangeface (visage orange).

(L'essentiel/afp)