Au Qatar

30 octobre 2020 13:42; Act: 30.10.2020 14:59 Print

Ils seront jugés pour les frottis forcés à l'aéroport

Le Qatar a annoncé vendredi que les responsables des examens gynécologiques forcés subis par des passagères, à l'aéroport de Doha, seraient poursuivis en justice.

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Le gouvernement qatari a indiqué vendredi «étudier les potentiels manquements dans les protocoles» de l'aéroport. (photo: AFP/Elvis Barukcic)

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«Les responsables de ces violations et actions illégales ont été renvoyés devant le ministère public», a déclaré le gouvernement, dans un communiqué, faisant état des conclusions préliminaires d'une enquête officielle. Des femmes à bord de dix vols au départ de Doha ont été soumises à ces examens après la découverte d'un nouveau-né abandonné dans les toilettes de l'aéroport, le 2 octobre.

Selon le Qatar, il s'agissait de déterminer si l'une d'entre elles avait accouché récemment, après la découverte d'un bébé «couvert d'un sac plastique» et «dissimulé» dans une corbeille des toilettes dans ce qui s'apparente à «une tentative de meurtre».

Regrets

«Le Premier ministre et ministre de l'Intérieur a exprimé les excuses les plus sincères à certaines passagères qui ont subi les conséquences» des mesures prises pour retrouver la mère du nouveau-né, a à nouveau souligné le gouvernement, dans son communiqué. Embarrassé par cette affaire qui ternit son image, le Qatar a fait son mea culpa après des critiques des pays d'origine des femmes concernées.

Le gouvernement a dit mercredi regretter les violations des libertés individuelles et la détressé infligées à ces femmes. Le Premier ministre et ministre de l'Intérieur, cheikh Khaled ben Khalifa Al-Thani, avait alors assuré qu'une enquête «complète et transparente» serait menée. Les résultats de l'enquête seront «partagés avec nos partenaires internationaux», avait poursuivi le chef du gouvernement, ajoutant que le Qatar était «engagé à assurer la sécurité et le confort de tous les passagers qui transitent par le pays». La Nouvelle-Zélande a révélé jeudi soir qu'une de ses ressortissantes faisait partie des femmes ayant subi ces examens, qualifiant ces actes de «complètement inacceptables».

«Potentiels manquements dans les protocoles»

«Nous avons été extrêmement préoccupés en apprenant qu'une citoyenne néo-zélandaise était concernée par l'épouvantable incident impliquant des passagères sur plusieurs vols de Qatar Airways», a déclaré le ministère des Affaires étrangères du pays, dans un communiqué. Cette affaire a aussi provoqué l'ire de l'Australie. Selon la cheffe de la diplomatie australienne, Marise Payne, 18 femmes, parmi lesquelles treize Australiennes, sont concernées ainsi que d'autres «ressortissants étrangers».

Wolfgang Babeck, un passager d'un vol à destination de Sydney concerné a affirmé à l'AFP que les femmes soumises aux tests étaient revenues «sous le choc». Londres a indiqué que deux Britanniques figuraient parmi ces femmes et selon une autre source, une Française fait aussi partie des victimes.

Le gouvernement qatari a indiqué vendredi «étudier les potentiels manquements dans les protocoles» de l'aéroport, ajoutant que c'était la «première fois» qu'un tel incident se produisait. Au Qatar, les relations sexuelles et l'accouchement hors mariage sont passibles de peines de prison et, pour les nombreuses femmes migrantes, d'expulsion du territoire.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • TontonB le 30.10.2020 14:06 Report dénoncer ce commentaire

    Pourtant les Européens qui vont là-bas savent bien que c'est tous des pays moyenagêux en Arabie, alors déjà, pourquoi ils y vont en pleine pandémie???

  • Réaliste le 30.10.2020 14:18 Report dénoncer ce commentaire

    Ce pays n'a qu'à arrêter de faire porter des habits qui cachent le visage dans les lieux public (comme les aéroports hein) et au moins les caméras auraient servi à qqch !

  • virinoh le 30.10.2020 14:39 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Chères femmes, je vous invite à prendre Quatar Airways à vos risques et périls.

Les derniers commentaires

  • asdasdasdas le 30.10.2020 21:57 Report dénoncer ce commentaire

    Au Qatar, les relations sexuelles et l'accouchement hors mariage sont passibles de peines de prison et, pour les nombreuses femmes migrantes, d'expulsion du territoire. pas pour les hommes ?

  • Pierre le 30.10.2020 15:46 Report dénoncer ce commentaire

    Nul ne précise si ces examens ont permi de retrouver la mère ? Ni ce qui aurait dû être fait.

  • virinoh le 30.10.2020 14:39 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Chères femmes, je vous invite à prendre Quatar Airways à vos risques et périls.

  • Réaliste le 30.10.2020 14:18 Report dénoncer ce commentaire

    Ce pays n'a qu'à arrêter de faire porter des habits qui cachent le visage dans les lieux public (comme les aéroports hein) et au moins les caméras auraient servi à qqch !

  • TontonB le 30.10.2020 14:06 Report dénoncer ce commentaire

    Pourtant les Européens qui vont là-bas savent bien que c'est tous des pays moyenagêux en Arabie, alors déjà, pourquoi ils y vont en pleine pandémie???