Primaire aux États-Unis

26 février 2020 07:26; Act: 26.02.2020 09:51 Print

Bernie Sanders pris pour cible par ses rivaux

Le socialiste, super-favori des primaires démocrates, était dans le viseur des autres candidats, mardi, lors du dernier débat avant le «Super Tuesday».

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Elizabeth Warren, Bernie Sanders et Joe Biden lors du débat démocrate de mardi soir.

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Assailli de critiques par ses rivaux, le grand favori des primaires démocrates, Bernie Sanders, a martelé mardi que son programme très à gauche pouvait le porter vers une victoire contre Donald Trump en novembre. Les échanges acerbes entre les candidats à l'investiture démocrate lors de ce débat particulièrement animé étaient à la hauteur des enjeux. Quatre jours avant un vote crucial des primaires démocrates en Caroline du Sud, plusieurs jouaient ici leur dernière chance de rester en lice. Car le résultat en Caroline du Sud influencera de manière décisive l'élan des candidats juste avant le «Super Tuesday», lorsque 14 États voteront le 3 mars. À 78 ans, Bernie Sanders est jusqu'ici le super-favori de ces primaires, après trois votes dans l'Iowa, le New Hampshire et le Nevada.

Son avance a fait exploser au grand jour la fracture au sein du parti, entre les partisans du sénateur «socialiste» autoproclamé et les tenants d'un discours plus au centre, censé pouvoir rassembler plus d'électeurs pour battre Donald Trump, le 3 novembre. Ses rivaux plus modérés ont affirmé que le financement de son programme, trop radical à leurs yeux, restait trop flou, notamment sur sa profonde réforme du système de santé. Cela donnerait, à leurs yeux, des munitions au président républicain sortant si Bernie Sanders portait contre lui les couleurs démocrates. «Moi je vais vous dire ce que sera la facture. La facture, ce sera quatre ans supplémentaires de Donald Trump», a affirmé Pete Buttigieg, ancien maire de South Bend.

En situation très périlleuse après trois mauvais résultats, la sénatrice progressiste Elizabeth Warren, 70 ans, a aussi éreinté sur ce point Bernie Sanders, en se présentant comme meilleure alternative à gauche. Le sénateur indépendant a de nouveau été sommé de s'expliquer pour avoir salué récemment le «programme massif d'alphabétisation» lancé par Fidel Castro après la révolution cubaine dans les années 1950. Il s'est défendu en affirmant que l'ancien président démocrate Barack Obama avait tenu des propos similaires, avant de marteler qu'il condamnait sans réserve tous les régimes autoritaires. L'ancien vice-président Joe Biden a aussi reproché à Bernie Sanders ses positions passées sur les armes à feu, lors de votes controversés au Congrès américain.

Face à ce barrage d'attaques, Bernie Sanders a martelé que des sondages le donnaient gagnant face au président républicain. «Le fait est que pour battre Trump (...), nous avons besoin d'une candidature (portée) par l'énergie et la passion», a-t-il déclaré en se présentant comme le seul candidat capable de galvaniser les jeunes et les minorités tout en ramenant «les ouvriers vers le parti démocrate». Et il a martelé que ses propositions n'étaient pas «radicales». Elles «existent dans des pays à travers le monde. La santé est un droit humain». Un modérateur a souligné que s'il était élu, Bernie Sanders serait le premier président juif des États-Unis. «Je suis très fier d'être juif», a-t-il souligné dans une rare allusion à sa religion. «Mais je pense malheureusement, tragiquement, qu'en ce moment en Israël, avec Bibi (Benjamin) Netanyahu, un raciste réactionnaire dirige ce pays».

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • nbalux le 26.02.2020 18:37 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pourquoi? Trump a 73 et Bernie 78!

  • Thunderbird le 26.02.2020 16:37 Report dénoncer ce commentaire

    Il ne faut quand même pas me dire que les démocrates n'ont qu'un papy de 80 ans à présenter à la présidence des Etats Unis !

Les derniers commentaires

  • nbalux le 26.02.2020 18:37 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pourquoi? Trump a 73 et Bernie 78!

  • Thunderbird le 26.02.2020 16:37 Report dénoncer ce commentaire

    Il ne faut quand même pas me dire que les démocrates n'ont qu'un papy de 80 ans à présenter à la présidence des Etats Unis !