Polynésie française

20 décembre 2019 19:56; Act: 20.12.2019 20:00 Print

Drogue saisie sur l'île du boss du Cirque du Soleil

Des dizaines de plants de cannabis ont été saisis début décembre sur l'atoll privé du millardaire canadien Guy Laliberté, en Polynésie. L'homme a été mis en examen.

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Guy Laliberté, placé sous contrôle judiciaire, a cependant le droit de quitter la Polynésie. (photo: archive/photo d'illustration)

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Une perquisition a eu lieu début décembre sur l'atoll privé du milliardaire canadien Guy Laliberté en Polynésie française, qui a été mis en examen en novembre pour détention et culture de stupéfiants, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Selon le média local Tahiti Infos qui a révélé l'information, une perquisition a eu lieu le 5 décembre sur Nekutepipi, l'atoll du milliardaire fondateur du Cirque du Soleil, au cours de laquelle 48 plants de pakalolo (nom polynésien du cannabis) ont été saisis, puis détruits. Des informations que la source judiciaire contactée par l'AFP «n'infirme pas».

«Aucune accusation de trafic n'est retenue»

Pour se rendre sur Nukutepipi, le juge d'instruction chargé de l'affaire a dû réquisitionner un avion, selon la même source, car il n'y a pas de vol régulier pour l'atoll, situé dans l'archipel des Tuamotu, à une heure d'avion de Papeete, capitale de la Polynésie française. Guy Laliberté n'était pas présent sur l'atoll lorsque le juge d'instruction s'est rendu sur place, précise la même source. Selon Tahiti Infos, Guy Laliberté, placé sous contrôle judiciaire, a cependant le droit de quitter la Polynésie.

Le milliardaire a été mis en examen mi-novembre à Papeete pour détention et culture de stupéfiants. Il est soupçonné d'avoir cultivé des plans de cannabis dans un conteneur fermé par digicode, sur son atoll privé. «Aucune accusation de trafic n'est retenue contre lui», avait précisé sa société Lune Rouge dans un communiqué. L'avocat du milliardaire avait également indiqué que les plants de cannabis étaient «cultivés pour une consommation médicale et personnelle et rien d'autre».

En droit français, il risque dix ans de prison. Mais dans les faits, les cultivateurs de pakalolo ne sont jamais condamnés à de la prison ferme pour de petites quantités, lorsqu'ils ne sont pas récidivistes. L'enquête avait démarré lorsqu'un cadre de l'atoll de Nukutepipi avait été arrêté à la mi-octobre en possession de cannabis. Les enquêteurs avaient trouvé dans son téléphone des photos de l'exploitation de cannabis sur l'atoll.

(L'essentiel/nxp/afp)