États-Unis

13 juillet 2020 12:09; Act: 13.07.2020 13:51 Print

Il voyait le Covid comme une blague: il en est mort

Un vétéran de l’armée américaine est décédé du coronavirus, le 4 juillet, après avoir martelé sur Facebook qu’il se fichait de cette maladie.

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Richard Rose a été testé positif le 1er juillet. Il est décédé trois jours plus tard. (photo: Facebook)

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Richard Rose est décédé des suites du Covid-19, le 4 juillet, à Port Clinton (Ohio). Et pourtant, quelques semaines avant sa mort, ce vétéran de l’armée américaine et grand supporter de Donald Trump prenait encore le coronavirus à la rigolade. «Soyons clairs. Je n’achèterai pas de p*** de masques. J’y suis arrivé jusqu’à maintenant sans croire à cette satanée mode», écrivait-il le 28 avril sur Facebook. Son post avait été partagé plus de 18 000 fois.

Le 12 mai, l’ex-militaire de 37 ans en remettait une couche sur le réseau social, expliquant qu’il en avait marre de voir des «publicités politiques diffamatoires et des conneries sur le Covid à la télé». «Hier, j’ai rendu ma box. J’ai aussi commencé à bloquer des gens. Il est temps de faire barrage à la négativité», a écrit Richard Rose, entre deux tirades attaquant le mouvement Black Lives Matter et louant le président Trump.

Le 1er juillet, le trentenaire a changé de ton, annonçant sur le réseau social qu’il était malade et que ses symptômes correspondaient à ceux du coronavirus. Plus tard dans la journée, il révélait le résultat de son test: «Eh bien, me voilà officiellement en quarantaine pour les 14 prochains jours. Je viens d’être testé positif au Covid-19. Ça fait chier parce que je venais de commencer un nouveau travail», pestait-il.

«On entend parler de ce virus et on ne s’attend pas à ce qu’il touche des gens plus jeunes»

Le lendemain, Richard confiait à ses abonnés qu’il avait du mal à respirer. Son dernier post montre un homme tout sourire, tenant une bière: «Quand vous me verrez au paradis, ne vous chiez pas dessus, bande de connards qui jugent les autres», pouvait-on lire en légende. Richard est mort le lendemain, et son décès a profondément choqué son entourage.

«On entend parler de ce virus et on ne s’attend pas à ce qu’il touche des gens plus jeunes, comme nous», a confié son ami Nick Conley, à la radio Cleveland 19. «Nous devrions toujours faire preuve de compassion, que nous soyons d’accord, ou non, avec les croyances de quelqu’un. (…) C’est horrible que nous ayons perdu Rick, mais ce qui est encore plus tragique, c’est de se demander qui d’autre a été infecté à cause des choix qu’il a faits», a conclu son ami.

(L'essentiel/joc)