Mise en garde

13 janvier 2020 09:09; Act: 13.01.2020 10:47 Print

L'EI renaît de ses cendres en Syrie et en Irak

Le groupe jihadiste État islamique (EI) se réinstalle dans le sud-est de la Syrie et dans l'ouest irakien, s'inquiète lundi, le roi de Jordanie, Abdallah II.

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«Ce qui m'inquiète le plus, c'est la résurgence et la montée en puissance de l'EI», glisse le roi de Jordanie. (photo: AFP)

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Le groupe jihadiste État islamique (EI) se réinstalle dans le sud-est de la Syrie et dans l'ouest irakien, s'inquiète lundi dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 le roi de Jordanie Abdallah II, attendu ces prochains jours à Bruxelles, Strasbourg et Paris. Pendant sa visite, le souverain jordanien compte également aborder avec ses partenaires européens la meilleure façon de «faire baisser la température» dans la région, en proie à des tensions entre Téhéran et Washington.

«Ce qui m'inquiète le plus, c'est la résurgence et la montée en puissance de l'EI au cours de l'année, pas seulement dans le sud-est syrien mais aussi dans l'ouest de l'Irak», a-t-il affirmé à France 24. «Cela va devenir un problème pour Bagdad, et nous devons être là pour aider les Irakiens à gérer cette menace pour nous tous, pas seulement pour la région mais aussi pour l'Europe et le monde entier», juge-t-il.

Discussion importante avec les Européens

Au menu des discussions avec les Européens figureront aussi les tensions entre Téhéran et Washington. «Jusqu'à présent, il semble que nous assistions à une désescalade. Nous espérons que cette tendance se poursuivra», souligne le roi Abdallah. «Ce qui se passera à Téhéran aura des conséquences pour Bagdad, Amman, Beyrouth, et pour le processus de paix israélo-palestinien», fait-il valoir, en espérant que «dans les prochains mois, nous pourrons trouver le ton juste pour la région, afin de faire baisser la température».

Concernant la Libye, où un cessez-le-feu à l'initiative de la Turquie et de la Russie est entré en vigueur dimanche, après plus de neuf mois de combats meurtriers aux portes de la capitale Tripoli, le roi Abdallah dénonce «le renfort de combattants étrangers venus de Syrie». «Plusieurs milliers de combattants étrangers ont quitté Idlib par la frontière nord (NDLR: de la Syrie) et sont arrivés en Libye», assure-t-il. Ce sujet «fera l'objet d'une discussion importante au cours des prochains jours» avec les Européens.

(L'essentiel/afp)