Mouvement social

13 novembre 2019 08:06; Act: 13.11.2019 12:42 Print

Le Chili reste en proie aux violentes manifestations

Le mouvement de protestation se poursuit au Chili, malgré les tentatives du président Piñera de calmer la colère de la population. Des pillages ont été signalés.

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Des dizaines de milliers de manifestants sont une nouvelle fois descendus dans les rues mardi au Chili pour réclamer de profondes réformes sociales au gouvernement. Alors que plus de 80 000 personnes, selon des chiffres officiels, ont défilé pacifiquement à la mi-journée dans le centre de Santiago à l'appel de plusieurs organisations sociales, des incidents violents se sont multipliées dans la soirée dans la capitale et plusieurs villes du pays.

Dans un scénario devenu habituel, des milliers de personnes se sont réunies en fin d'après-midi sur l'emblématique Plaza Italia, non loin de laquelle des heurts entre manifestants radicaux et forces de l'ordre, déployées en nombre, ont éclaté. Un restaurant a été incendié et un hôtel pillé, les protestataires allumant un feu de joie avec le mobilier. Une église a également été incendiée dans le quartier touristique de Lastarria. Des pillages et des affrontements violents ont aussi eu lieu dans d'autres points de la capitale, où de nombreuses barricades ont été érigées.

Grève générale

La mobilisation est également restée forte dans le reste du pays, d'Arica à l'extrême nord, jusqu'à Punta Arenas, à l'extrême sud du pays. À Concepcion, dans le sud, les manifestants ont incendié le siège du gouvernement régional, tandis que de nombreux commerces ont été pillés à Viña del Mar et à Valparaiso, siège du Parlement qui a suspendu ses activités pour la journée. Face à cette nouvelle poussée de violences, le président Sebastian Pinera a annoncé dans un message à la nation le rappel de policiers retraités pour appuyer les forces de l'ordre. Il n'a toutefois pas eu recours à l'état d'urgence, comme il l'avait fait à l'éclatement de la crise le 18 octobre.

Un appel à une grève générale dans les secteurs publics avait été lancé pour la journée de mardi par une centaine d'organisations sociales, dont la puissante Centrale unitaire des travailleurs (CUT) et de nombreux syndicats des secteurs de l'éducation, de la santé, des services portuaires et douaniers. De nombreuses écoles sont restées fermées et les cours dans les universités n'ont pas repris depuis l'éclatement de la crise sociale déclenchée par une hausse du prix du ticket de métro dans la capitale.

(L'essentiel/afp)

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