Sur «CBS»

23 octobre 2020 09:59; Act: 23.10.2020 12:38 Print

Trump interrompt son interview et... la diffuse

Le président américain a claqué la porte de «CBS» en accusant la journaliste de partialité et a rendu publique sa propre vidéo de l'interview, pas encore diffusée.

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Le président américain a mis jeudi en exécution sa menace de rendre publique sa propre vidéo de l'interview, pas encore diffusée, qu'a faite de lui la chaîne CBS, et dont il a claqué la porte en accusant la journaliste de partialité.

M. Trump a expliqué dans un tweet qu'il voulait anticiper la diffusion de l'interview dans l'émission «60 Minutes» dimanche, afin d'exposer au grand jour «le parti pris, la haine et l'impolitesse» de la chaîne. La vidéo brute d'une quarantaine de minutes, publiée par le président sur sa page Facebook en contravention de l'accord entre la Maison-Blanche et la chaîne, semble montrer l'interview du début à la fin, et montre un Donald Trump frustré par le ton des questions.

«Sans précédent» selon CBS

La journaliste, Leslie Stahl, relance plusieurs fois M. Trump et questionne ses réponses à certains sujets sensibles, comme la gestion de la pandémie de coronavirus. Le président finit par annoncer qu'il annule la partie de l'interview pendant laquelle il devait être rejoint par le vice-président Mike Pence. «Votre première phrase a été: '"Les questions vont être dures". Ça ne me dérange pas, mais quand vous avez arrangé l'interview, vous n'avez pas dit ça. Vous avez dit: "Oh, faisons une interview sympa"», lance-t-il.

Le président se plaint aussi du fait que CBS et d'autres médias n'adressent pas de questions aussi difficiles à son rival démocrate Joe Biden. «J'ai vu toutes ses interviews. On ne lui pose jamais de questions aussi dures», dit-il. CBS a aussi interviewé Joe Biden pour «60 Minutes». L'entretien sera diffusé dimanche.

La diffusion par M. Trump de l'interview, enregistrée mardi à la Maison-Blanche, intervenait quelques heures avant son ultime débat avec Joe Biden. CBS a répondu en qualifiant la publication de la vidéo de «sans précédent».

(L'essentiel/AFP)