Confinement au Kenya

01 avril 2020 14:07; Act: 01.04.2020 14:48 Print

Un enfant de 13 ans tué sur son balcon

Un enfant de 13 ans a été tué par balle sur son balcon d'un bidonville de Nairobi. Des policiers auraient tiré pour faire respecter le confinement.

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La police a fait usage de gaz lacrymogènes et frappé à coups de bâton des dizaines d'habitants qui se massaient pour prendre un ferry, entre autres. (photo: AFP)

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La police a ouvert, mardi, une enquête sur la mort d'un enfant de 13 ans tué par balle sur son balcon d'un bidonville de Nairobi, au Kenya, après que des policiers ont, selon des témoins, tiré pour faire respecter le couvre-feu pour lutter contre le nouveau coronavirus. Le président kényan, Uhuru Kenyatta, s'est d'ailleurs excusé mercredi pour les «excès» de brutalité commis par la police, dans la mise en œuvre du couvre-feu nocturne et a laissé entendre qu'il pourrait prendre des mesures supplémentaires.

«Je veux présenter mes excuses à tous les Kényans pour peut-être certains excès qui ont été commis» durant le couvre-feu, a déclaré le président Kenyatta, lors d'un échange par lien vidéo avec deux Kényans ayant guéri du coronavirus. Depuis l'instauration vendredi du couvre-feu nocturne, la police n'a pas hésité à recourir aux gaz lacrymogènes et à bastonner les gens pour les disperser, notamment à Mombasa (sud-est) et Kisumu (ouest).

Gaz lacrymogènes et coups de bâton

«Mais je veux vous assurer que si nous travaillons ensemble, que nous comprenons que ce problème nous concerne tous et que nous tirons tous dans le même sens, nous surmonterons» cette épidémie, a promis le chef de l'État. Ce couvre-feu est la principale mesure adoptée par le gouvernement kényan pour limiter la propagation du coronavirus.

«Je veux remercier tous ceux à Mombasa qui maintenant prennent le ferry de manière ordonnée», a-t-il donné en exemple. Vendredi, dans la cité portuaire de Mombasa, la police a fait usage de gaz lacrymogènes et frappé à coups de bâton des dizaines d'habitants qui se massaient pour prendre un ferry reliant la ville à la côte sud du pays. Des scènes similaires se sont déroulées à des arrêts de transports collectifs à Nairobi. Et à Kisumu, la police s'est opposée violemment à des commerçants qui refusaient de fermer leurs magasins dans des bidonvilles.

(L'essentiel/afp)