En Chine

28 décembre 2019 16:21; Act: 28.12.2019 16:22 Print

Fini l'«éducation» pour les prostituées et leurs clients

Les centres de détention, censés éduquer les travailleurs du sexe et leur clientèle, fermeront le 29 décembre prochain.

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La Chine supprime ses centres de détention pour les prostituées et leurs clients. (photo: AFP/YE AUNG THU)

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Les parlementaires chinois ont voté samedi l'abolition du système pénal «prison et éducation» qui permet à la police de maintenir en détention, sans inculpation, des prostituées et leurs clients pendant une durée allant jusqu'à deux ans, a rapporté l'agence officielle Chine nouvelle.

Ce système arbitraire de détention, en vigueur depuis près de trois décennies, n'existera plus à partir du 29 décembre, et les personnes détenues dans ces «centres d'éducation» devraient être libérées immédiatement, a indiqué l'agence. Selon leurs détracteurs, ces centres ont peu de choses à voir avec l'éducation. «Les travailleurs du sexe subissent dans ces centres la violence policière (...) le travail forcé, des tests obligatoires pour les maladies sexuellement transmissibles (...) l'humiliation et des violences physiques», a déclaré Shen Tingting, une responsable de l'organisation Asia Catalyst, une association qui défend les droits des communautés marginalisées. L'abolition de ce système «est un pas positif», a-t-elle déclaré.

Un acteur détenu six mois

L'opinion publique était favorable à la fermeture de ces centres depuis l'abolition en Chine du «système de rééducation par les camps de travail» en 2013. Les autorités avaient néanmoins maintenu le système. En 2014, la police avait annoncé que le populaire acteur Huang Haibo avait été détenu pendant six mois pour avoir sollicité une prostituée, un épisode qui avait fait l'objet d'un rare commentaire négatif dans les médias d'Etat, leur donnant l'occasion de remettre en question ce système.

La prostitution, illégale en Chine, y est répandue, avec un nombre de travailleurs du sexe estimé à plusieurs millions. Les prostituées et leurs clients encourent, selon la loi, jusqu'à 5000 yuan d'amende (640 euros) et 15 jours de détention administrative.

La suppression des centres de détention n'est qu'un petit pas, a souligné Shen Tingting. «La loi en Chine met l'accent sur l'interdiction et la répression au lieu de fournir un cadre pour assurer la santé et la sécurité des travailleurs du sexe en tant que professionnels», selon elle.

(L'essentiel/afp)

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