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06 novembre 2019 18:56; Act: 07.11.2019 09:30 Print

La phrase d'Alexia qui a fait basculer Jonathann Daval

Lors d'un entretien avec un psychiatre cet été, le trentenaire est revenu sur la nuit du meurtre de sa femme. «Ce que je voulais, c'est qu'elle se taise», a-t-il notamment expliqué.

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Jonathann Daval, qui a avoué avoir tué sa femme Alexia en octobre 2017 dans leur maison de Gray (est), sera jugé en 2020. Aucun trouble psychique ou neuropsychique n'a été détecté chez le trentenaire, ce qui signifie que son discernement et le contrôle de ses actes n'étaient pas altérés lors de son passage à l'acte. La responsabilité pénale du Français sera donc pleinement engagée lors de son procès. Cet été, Jonathann Daval a été soumis à une deuxième expertise psychiatrique, que Le Point a pu consulter.

On apprend dans ce rapport que le trentenaire a une personnalité «de type obsessionnel» ainsi qu'une «pathologie de personnalité». Le spécialiste qui a rencontré le meurtrier présumé d'Alexia ajoute par ailleurs que celui-ci souffre de troubles obsessionnels compulsifs «sévères». Ces TOC seraient apparus lors de l'adolescence de Jonathann Daval, et se seraient peu à peu transformés en «amour de l'ordre, de la propreté, du rangement et une persistance de rites de vérification».

«Elle m'a frappé avec les pieds et les mains»

Le Dr Canterino explique que cette personnalité obsessionnelle peut induire un refoulement de l'agressivité. Il estime que c'est visiblement un «retour du refoulé» qui a provoqué le passage à l'acte de Jonathann Daval. Lors de son entretien avec ce psychiatre, le trentenaire a effectivement expliqué avoir craqué lors d'une dispute avec Alexia, dans la nuit du 27 au 28 octobre 2017. «Elle m'a dit: «T'es pas un homme!» Elle m'a frappé avec les pieds et les mains, elle m'a poussé, alors je l'ai bloquée, je l'ai étranglée et je l'ai frappée. Ce que je voulais, c'est qu'elle se taise», a-t-il expliqué.

Le spécialiste évoque une vie de couple difficile, minée par un désir d'enfant qui ne se concrétisait pas. «Elle est devenue violente, en paroles et en actes, et m'humiliait en me disant que j'étais bon à rien, que je n'étais pas un mec», a confié Jonathann Daval au Dr Canterino. Le suspect a ajouté n'avoir jamais été violent par le passé: «Ce soir-là, c'est la première fois que je frappais quelqu'un (...) Je me demande comment on peut en arriver à une telle chose», a-t-il expliqué.

«On le trouve beaucoup plus serein depuis qu'il a tout dit»

Ce rapport psychiatrique, transmis au juge d'instruction, est la dernière pièce importante du dossier Alexia Daval. En juillet 2018, un premier rapport avait conclu à une dangerosité de Jonathann Daval sur le plan criminologique. Les avocats de la défense avaient toutefois attaqué ce document, arguant que l'expert n'avait pas rencontré le suspect en personne. Le juge d'instruction a donc mandaté un nouveau spécialiste, qui s'est entretenu cet été avec le meurtrier présumé d'Alexia.

Pour le meurtre de sa femme âgée de 27 ans, Jonathann Daval risque une peine de prison à perpétuité. Selon l'avocat du trentenaire, incarcéré depuis janvier 2018, son état de santé s'est amélioré: «On le trouve beaucoup plus serein depuis qu'il a tout dit. Il attend impatiemment son procès», a déclaré Me Randall Schwerdorffer à France 3.

(L'essentiel/joc)

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Les commentaires les plus populaires

  • Clement le 07.11.2019 04:37 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    donc une femme qui tue un homme car elle se fait battre , quelque années de prison , la pauvre dame !, mais l'inverse prison a perpétuité , 2 poids 2 mesures

  • Helmutheimat le 07.11.2019 08:30 Report dénoncer ce commentaire

    Il aimait "follement" sa femme et n'aurait pu se résoudre à la quitter ou que leur couple vole en éclat malgré la violence verbale de certains des propos de sa femme qui semblait le dominer au plus haut point. Jusqu'au jour où le fait d'être constamment rabaissé, additionné de paroles et de gestes violents de la part de sa femme ont mené au drame. Pour lui, il l'avait depuis longtemps perdue et ne pouvait se résoudre à cela et encore moins la voir partir pour un autre. Tragique histoire comme il en existe certainement beaucoup d'autres.

  • Fred le 06.11.2019 20:04 Report dénoncer ce commentaire

    Sans vouloir excuser cet homme pour le meurtre qu'il a commis, qui est ignoble. Je dois reconnaître que parfois les femmes ont des réactions très violentes en geste ou en parole quand elles sont contrariées

Les derniers commentaires

  • Enitram le 08.11.2019 12:20 Report dénoncer ce commentaire

    Il a menti depuis le début. Comment savoir s'il dit la vérité maintenant?

  • Stop pub aux excuses des meurtriers le 07.11.2019 14:50 Report dénoncer ce commentaire

    Non mais j"hallucine là. Quel est l'intérêt de présenter les excuses du meurtrier...? En quoi des paroles ou des actes sont une excuse pour TUER quelqu'un?? Vous rendriez un meilleur service à la société si au lieu de présenter ces infos à 2 balles vous fassiez un article résumé une fois que le juge aura etabli qu'est-ce qui s'est passé. Parce que là du moment c'est juste ce que le meurtrier raconte que ça femme a dit. Et malheureusement elle n'est plus là pour donner sa version des faits...

  • PAEM le 07.11.2019 14:34 Report dénoncer ce commentaire

    Cet homme a tué sa femme, c'est un fait, et on n'essaye pas de minimiser son crime. Par contre oui, il y a parfois des circonstances atténuantes, et d'après plusieurs articles sur le sujet, sa femme le maltraitait psychologiquement depuis des années jusqu'à le pousser à commettre l'irréparable. Les violences domestiques vont dans les deux sens, les femmes ne sont pas les uniques victimes. Et je suis une femme, je précise. Mais je sais ce qu'est la violence psychologique, et je peux attester que ça mène à de très grands moments de désespoir.

    • Jeannot le 07.11.2019 17:20 Report dénoncer ce commentaire

      L'augmentation de la maltraitance psychologique faite de plus en plus par les femmes de nos jours explique peut être en partie l'augmentation du nombre des féminicides.

  • égalité des sexes le 07.11.2019 12:42 Report dénoncer ce commentaire

    Dans le cas ou l'homme aurait été la victime on aurait sans doute plaidé la violence conjuguale et verbale de ce dernier envers son épouse, et ici rien ?!? OK cela n'excuse pas le geste mais visiblement la violence conjuguale n'existe pas dans les 2 sens ... alors qu'il faut en tenir compte !

    • Luna Ben le 07.11.2019 17:09 Report dénoncer ce commentaire

      Comment prouver qu'il y a eu violence conjugale alors qu'il c'est amusé à pleurer à la télé pendant 2 ans Si il avait avoué tout de suite son acte et avait expliqué qu'il est un homme battu les forces de l'ordre auraient pu constater d'éventuelles blessures (PREUVES) Le problème dans cette affaire est que 2 ans après on ne prouve plus rien ET QUE LENTOURAGE DU COUPLE NE SOUTIEN EN AUCUN CAS SA VERSION DES FAITS….. Et pour ce qui est de l'égalité il faut se renseigner avant d'écrire n'importe quoi Il y a déjà eu dans le passé de grosses condamnation de femmes pour violences conjugales

  • Louis le 07.11.2019 12:26 Report dénoncer ce commentaire

    Je pense que bien souvent les hommes battus et humiliés finissent par se suicider... C'est plus facile de dire que X femmes meurts sous les coups de leurs maris et pas voir de parité hommes/femmes dans la cruauté.

    • Octobre le 07.11.2019 14:33 Report dénoncer ce commentaire

      On peut divorcer aussi.

    • Troll le 08.11.2019 13:25 Report dénoncer ce commentaire

      Pas si on est au smic...