Dakota Fanning

28 octobre 2019 12:56; Act: 28.10.2019 14:07 Print

«Je n'ai pas été privée de jeunesse»

Dakota Fanning est si passionnée par son métier qu'elle ne regrette pas de l'avoir commencé très tôt dans sa vie.

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La comédienne américaine de 25 ans prend chacun de ses rôles très au sérieux. (photo: Emma Mcintyre)

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Enfant star avec Tom Cruise dans «La Guerre des Mondes», ou «Man on Fire», avec Denzel Washington, Dakota Fanning a réussi la transition en entrant dans l'âge adulte avec des films tout aussi importants comme «Once Upon a Time in Hollywood», de Tarantino. À 25 ans, l'actrice est l'héroïne de la minisérie «L'Aliéniste».

On a de vous l'image d'une jeune fille sage, travailleuse et réservée. Est-ce la réalité?

Oui, mais je sais aussi m'amuser. Ma mère vous dirait que j'ai toujours été calme et plus mature que les autres filles de ma génération. Même à 6 ans lorsque j'ai commencé à tourner, je préférais la comédie aux manèges dans un jardin d'enfants. Je n'ai pourtant pas le sentiment d'avoir raté mon adolescence ou d'avoir été privée de jeunesse. J'aime tellement mon job de comédienne que je prends la recherche et la préparation pour chaque rôle très au sérieux.

Justement, qu'est-ce qui vous a attirée vers la minisérie «L'Aliéniste»?

J'incarne Sara Howard, la première femme détective de la police de New York, à la fin du XIXe siècle. C'est une opportunité énorme de montrer l'évolution de notre société et comment les femmes ont dû s'imposer pour se faire une place dans un monde d'hommes. Le plus dingue est que le livre qui sert de base à notre série est sorti il y a 25 ans, au moment de ma naissance. Il a fallu tout ce temps pour qu'une chaîne de télé s'intéresse enfin à la vie de cette femme dans la police.

Vous avez toujours été très secrète sur vos amours. Pourquoi?

J'ai commencé tellement jeune dans le showbiz que j'ai vite compris qu'il est primordial de garder une grande part de mystère si l'on veut durer à Hollywood. J'ai beaucoup lu sur Bette Davis. Cela devait être génial de pouvoir tourner des films sans avoir à dévoiler sa véritable personnalité. C'est un challenge à notre époque car entre les paparazzi et les réseaux sociaux, on peut tout savoir ou presque sur les autres. Moi, je vis discrètement, je sors rarement et je bosse. Notez que je ne suis pas à plaindre car je vis comme je l'entends. Personne ne me force à habiter dans un monastère (rires).

Vous n'avez pourtant pas peur de vous afficher sur Instagram avec votre amoureux, Henry Frye...

Je ne cherche pas à me cacher et m'isoler du monde extérieur. Je veux juste vivre comme toutes les filles de mon âge sans avoir à me justifier ou parler de mes amours. Le jour où je serai mariée, je vous donnerai des détails (rires). Mais notez que je ne suis nullement pressée d'avoir une alliance au doigt.

Pensez-vous déjà à 2020?

Bien sur. Dans mon métier, on prépare ses projets deux ou trois ans à l'avance. Cela fait deux ans que je passe plusieurs mois par an à Budapest pour la production de «L'aliéniste». Nous venons de terminer la seconde saison et il faudra attendre la diffusion aux USA de ces épisodes inédits avant d'imaginer une troisième année de la série. D'ici là, j'ai deux projets au cinéma mais il est trop tôt pour en parler.

Vous étiez également dans «Once Upon a Time in Hollywood», de Quentin Tarantino, l'un des favoris pour les prochains Golden Globes et Oscars...

L'une des raisons pour lesquelles je tiens autant à mon anonymat, c'est ce désir d'être un caméléon en passant d'un rôle à l'autre. À 25 ans, j'ai bientôt 20 ans de carrière et j'aurais sûrement disparu des écrans si je m'étais transformée en célébrité ou influenceuse sur Internet. Tourner avec Tarantino était une expérience géniale, même si mon rôle se limite à quelques lignes de dialogues.

Regardez la bande-annonce de la minisérie «L'Aliéniste»:

(L'essentiel)