Basket/NBA

03 août 2020 14:49; Act: 03.08.2020 15:15 Print

Isaac ne s'était pas mis à genou, le voilà blessé

Jonathan Isaac, ailier d'Orlando, s’est rompu les ligaments croisés dimanche. Il ne s'était pas agenouillé pendant l’hymne américain lors de la reprise de la saison NBA.

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Le joueur d’Orlando a quitté le terrain sur une chaise roulante. (photo: KEYSTONE)

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L’ailier d’Orlando Jonathan Isaac, premier joueur à ne pas s’être agenouillé pendant l’hymne américain lors de la reprise de la saison NBA chez Disney World, s’est rompu les ligaments croisés du genou gauche lors de la victoire du Magic contre Sacramento (132-116). L'IRM passée par Isaac a confirmé le diagnostic craint: «Rupture des ligaments croisés», a officialisé son club. Sa saison est évidemment terminée et on ne devrait pas le revoir avant de longs mois.

C’est après un appui pour monter au cercle, au début du quatrième quart-temps, qu’Isaac s’est effondré, se tenant aussitôt le genou. En larmes, consolé par ses coéquipiers, il a quitté le parquet sur un fauteuil roulant. Le coup est dur pour Isaac, qui faisait son retour sur les parquets en cette reprise de championnat, après huit mois d’absence due à une hyper-extension subie au même genou, le 1er janvier, à Washington. Il a manqué 31 matches cette saison à cause de cette blessure.

Refus de s’agenouiller

Or, ce n’est pas vraiment pour ce retour au jeu qu’il a fait parler de lui vendredi, mais pour être resté debout au moment où le Star Spangled Banner a retenti, alors que tous les autres joueurs du match contre Brooklyn avaient posé genou à terre pour protester contre l’injustice raciale aux États-Unis. Un choix que l’Afro-Américain de 22 ans a expliqué après coup. «Je soutiens absolument Black Lives Matter, j’ai juste senti que me mettre à genoux ou porter un tee-shirt à son effigie n’était pas indispensable pour soutenir» ce mouvement.

Tout le monde est fait à l’image de Dieu et nous sommes tous loin d’être à la hauteur de la gloire de Dieu», a poursuivi Isaac, chrétien pratiquant qui prêche parfois dans une église non confessionnelle d’Orlando. «Chacun de nous fait des choses que nous ne devrions pas faire et dit des choses que nous ne devrions pas dire, nous n’aimons pas les gens que nous ne devrions pas haïr… Quand vous regardez autour de vous, le racisme n’est pas la seule chose qui tourmente notre société, qui tourmente notre nation, qui tourmente notre monde», a-t-il poursuivi. Avant de conclure: «J’ai la sensation que notre réponse à cela, c’est l'Évangile».

(L'essentiel/afp)