Souleymane Sylla

14 février 2016 13:47; Act: 14.02.2016 13:48 Print

Un spectateur particulier au match PSG-​​Chelsea

Le voyageur noir victime d'un incident raciste causé par des supporteurs de Chelsea dans le métro parisien l'an passé assistera à la rencontre PSG-Chelsea mardi.

storybild

Souleymane Sylla n'est pas passionné par le foot mais il ira voir le match pour montrer à ses agresseurs qu'il est toujours là. (photo: AFP)

Sur ce sujet
Une faute?

«Il a été invité à assister au match mais non par le PSG, comme prévu initialement. C'est un partenaire, Sportitude et SOS Racisme (associations qui luttent contre le racisme, ndlr), qui l'a invité», explique son avocat, Jim Michel-Gabriel. «Je pense qu'il va y aller tout de même, car c'est un bon symbole et que ça va lui permettre de se reconstruire», poursuit-il.

«Le foot ne me passionne pas vraiment, mais je veux montrer aux Anglais et en particulier à mes agresseurs que je suis toujours là, toujours bien vivant», a déclaré M. Sylla vendredi au journal Le Parisien/Aujourd'hui en France, en affirmant avoir «souffert d'une dépression nerveuse».

Vive émotion

Le 17 février 2015 vers 19h30, dans le métro parisien, alors que les supporteurs étaient en route pour le match au Parc des Princes, des fans anglais des Blues ont repoussé à deux reprises un Franco-Mauritanien de 33 ans, Souleymane Sylla, qui tentait de monter dans le même wagon qu'eux. Ils hurlaient des chants racistes: «Nous sommes racistes, nous sommes racistes et on aime ça».

La scène, filmée par un témoin puis publiée sur le site du quotidien britannique The Guardian, a créé une vive émotion en France et en Grande-Bretagne. Les Premiers ministres français Manuel Valls et britannique David Cameron s'en sont indignés. Souleymane Sylla a même reçu un coup de téléphone du président de la République François Hollande.

Cinq supporteurs de Chelsea ont été identifiés sur la vidéo de l'incident. Le 22 juillet, après différents reports, la justice britannique les a sanctionné et leur a infligé des peines d'interdiction de stade de trois à cinq ans.

(L'essentiel/AFP)