Bob Bertemes

18 mars 2020 20:49; Act: 19.03.2020 10:13 Print

«Pour moi, il faut reporter les JO de Tokyo»

À quatre mois des JO de Tokyo, le lanceur de poids Bob Bertemes, qualifié, estime qu’il faut en changer la date.

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Comme tout le monde, Bob Bertemes s'est retrouvé désemparé face aux rayons vides.

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L’essentiel: Où êtes vous pendant cette période troublée? Bob Bertemes: Je suis à Mannheim, en Allemagne, où je m’entraîne. Je pensais revenir au Luxembourg pour une semaine de vacances mais tout est fermé. Craignant de ne pas être autorisé à repartir je me suis dit que j'allais faire ma pause à Mannheim et que j’aurais ensuite un peu moins de difficultés à m’entraîner un peu ici. Mon coach a quelques équipements dans son garage.

Cette pause est-elle déjà un souci pour vous? Non pas encore. J’avais prévu une semaine de coupure, la semaine prochaine. On l’a juste avancée d’une semaine. Cela me permet de soigner tout les petits bobos de la saison, de me relâcher.

Comment vous occupez-vous? Je regarde des séries, je cuisine, je fais un peu de stretching. Ici il n’y a pas encore de confinement total. Mais on évite les gens. J’ai un petit grill portable. On est sortis hier avec ma copine et on a fait un petit barbecue, isolés.

Ressentez-vous une angoisse chez les gens? Ici c’est bizarre car les restos sont encore ouverts. Je pense que ça ne durera pas. Il y a des gens aux terrasses. Ils sont en congé donc ils ont du temps. Hier j’ai vu un gars tousser en direction de la table d’à côté. Comme si de rien n’était. C’est surprenant.

Les Jeux arrivent dans quatre mois, faut-il les reporter? Pour moi il faut les reculer. Beaucoup n’arrivent pas à s’entraîner. Ils avaient un programme à respecter pour se préparer ou atteindre les minima et se retrouvent bloqués. La santé de l’humanité prime sur le sport.

N’est-ce pas trop compliqué de repartir sur un an de plus de sacrifices? Quand les premières compétitions ont été annulées en janvier, nous avons parlé avec mon entraîneur. Il m’a dit que je serais prêt même si c’était l’an prochain ou dans deux ans. On va continuer à travailler et faire de notre mieux. Avez vous peur de ce virus? Je pense que c’est aussi l’occasion pour tout le monde de montrer qu’on peut travailler ensemble contre quelque chose. Le monde entier est concerné et on doit redécouvrir qu’on est meilleurs ensemble.

(Receuilli par Nicolas Martin/L'essentiel)