Tennis

14 juillet 2020 13:26; Act: 14.07.2020 13:33 Print

«Si tu l'ouvres, c'est 3 000 dollars d'amende»

Richard Gasquet, qui a disputé l’UTS, nouveau format de compétition imaginé par Patrick Mouratoglou, n’est pas tendre avec les instances.

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Richard Gasquet a lâché ses coups lors du format inédit du tournoi UTS et en dehors des courts. (photo: KEYSTONE)

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Demi-finaliste de la première édition de l’UTS, un nouveau format de compétition imaginé par Patrick Mouratoglou, Richard Gasquet semble vouloir qu’on tire des leçons de cette nouvelle expérience pour moderniser un sport «trop aseptisé» et pas assez en phase avec son époque.

Dans une interview accordée au quotidien L'Équipe, le Français n’hésite pas à égratigner les instances dirigeantes du tennis, notamment l’ATP ainsi que l’évolution du jeu.

Plus de liberté

Loin des contraintes du circuit traditionnel, Gasquet semble avoir apprécié le côté novateur de l’UTS, qui contraste avec la rigidité des règles de l’ATP. «Sur l'ATP, tu peux rien faire, tu ouvres un peu la bouche, tu dis merde, c'est 3 000 dollars d'amende. Le coach murmure quelque chose, on t'aligne direct. C'est insupportable!», a lâché le tennisman.

«Il faut qu'il y ait plus de liberté, a-t-il enchaîné. Moins de faux-semblants. Plus de spectacle. Pouvoir parler au coach. Entendre ce que dit ton adversaire, ça peut être pas mal».

Le Français penche aussi pour un format de jeu raccourci. «Je ne sais pas s'il y a quelqu'un qui aime plus le tennis que moi, mais je ne peux plus regarder Roland-Garros, je ne peux pas regarder quatre ou cinq sets, même pour un Federer-Nadal, avoue-t-il. Quand ça fait 1h20 que tu regardes, que ça fait 7-6, et 0-1 avec le mec qui se fait breaker au début du deuxième, je suis cuit. C'est fatigant».

«Les Fédérations, ce sont des marionnettes»

Richard Gasquet en a aussi profité pour critiquer la gestion de la crise liée à la pandémie. «À l’ATP, ils sont catastrophiques, ils ne disent rien aux joueurs. Ils sont tout simplement dépassés».

Le Français critique aussi les fédérations nationales et cite les «conférences Zoom pour ne rien dire», auxquelles il n’assiste pas. «De toute façon, ce sont les autorités qui décident. À New York, ça va être le gouverneur. Et le gouvernement en France pour Roland-Garros. Ni Bernard Giudicelli (le président de la Fédération française), ni le président de l'USTA (la Fédération de tennis des États-Unis) ne sont décisionnaires. Les Fédérations, ce sont des marionnettes!».

(L'essentiel/Sport-Center)