Irak – 1 000 écoles bâties par la Chine contre du pétrole

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Irak1 000 écoles bâties par la Chine contre du pétrole

L’Irak a signé des accords avec deux compagnies chinoises pour la construction d’un millier d’écoles, dans la capitale Bagdad et le reste du pays.

L’Irak a besoin d’un très grand nombre d’écoles.

L’Irak a besoin d’un très grand nombre d’écoles.

AFP

Au total, le pays a besoin de construire 8000 écoles «pour combler le manque dans le secteur de l’éducation», a indiqué, dimanche, Hassan Mejaham, un responsable du ministère de la Construction et de l’Habitat, cité par l’agence de presse officielle INA.

En présence du Premier ministre Moustafa al-Kazimi, les accords ont été signés jeudi, avec deux entreprises chinoises: Power China, qui construira 679 établissements scolaires, et Sinotech, qui en érigera 321. Pays extrêmement riche en hydrocarbures, l’Irak souffre d’infrastructures en déliquescence, après des décennies de guerre et une corruption endémique qui gangrène tout l’appareil de l’État.

Il faudra deux ans pour finir la construction des 1000 écoles, même si les premiers établissements devraient être livrés un an après le début des travaux, lancés «très prochainement», a précisé Hassan Mejaham. Il a ajouté que l’ardoise irakienne sera payée avec du pétrole.

3000, puis 4000

Une deuxième phase prévoit la construction de 3000 écoles, avant une dernière devant permettre d’ériger 4000 établissements scolaires. «Des décennies de conflit et de sous-investissement en Irak ont détruit ce qui était autrefois le meilleur système éducatif de toute la région», indique l’Unicef sur son site Internet, précisant qu’une école sur deux dans le pays a subi des dommages et doit être réhabilitée.

Dans le pays de 40 millions d’habitants, «près de 3,2 millions d’enfants irakiens en âge d’aller à l’école ne sont pas scolarisés», précise l’agence onusienne. «Les niveaux d’apprentissage en Irak sont parmi les plus bas dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord et sont susceptibles de baisser encore plus, en raison de l’impact de la pandémie sur les services éducatifs, y compris avec la fermeture prolongée des écoles», avertissait, en octobre, la Banque mondiale.

(L'essentiel/AFP)

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