Au Luxembourg – «10 ans de croissance» pour la banque privée

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Au Luxembourg«10 ans de croissance» pour la banque privée

LUXEMBOURG - Depuis 2008, le pays a résisté aux autres places pour s’imposer sur le segment de la banque privée. 56% des clients possèdent plus de 20 millions d’euros d'actifs.

Patrick Wagenaar, Pierre Étienne et François Dacquin, du Private Banking group Luxembourg, ont présenté des chiffres encourageants.

Patrick Wagenaar, Pierre Étienne et François Dacquin, du Private Banking group Luxembourg, ont présenté des chiffres encourageants.

L'essentiel

En 2008 et après la crise financière, «beaucoup prédisaient la fin de la banque privée au Luxembourg», rappelle Pierre Étienne, président du Private Banking Group Luxembourg (PBGL), le cluster de l’ABBL. Dix ans plus tard, non seulement le secteur a résisté à la concurrence, mais il a même quasiment doublé ses actifs sous gestion. «On est passé globalement de 200 à 400 milliards d'euros», développe Pierre Étienne, alors qu’étaient publiés mardi les résultats d’une enquête sur l’évolution de la banque privée au Grand-Duché.

Pour faire simple, depuis 2008, la banque privée au Luxembourg a connu «dix ans de croissance continue» pour atteindre aujourd’hui une cinquantaine d’établissements, plus de 6 600 employés et des clients, en majorité européens, qui disposent pour 56% d’entre eux de plus de 20 millions d’euros d’actifs.

«Clientèle internationale et sophistiquée»

«Il s’agit d’une clientèle internationale et sophistiquée, il nous faut être réactifs, maîtriser la législation nationale et celle du pays d’origine», glisse Patrick Wagenaar, de chez Degroof Petercam. Pour Pierre Étienne, «la stabilité politique du pays, les compétences, la croissance forte et le triple A» séduisent et rassurent. Le Luxembourg étant aussi une solution pour les clients et banques privées qui souhaitent continuer à accéder au marché unique européen, à la différence de la Suisse et de la Grande-Bretagne, surtout face aux incertitudes du Brexit.

Le bilan est donc positif. Autant que les perspectives. Le Private Banking Group (PBGL) n’hésite pas à miser sur une croissance annuelle de 10% à court terme. Et cela même en considérant la perte de rentabilité (NDLR: il n’est pas exclu que la rémunération baisse et la tarification change pour les clients aussi) et les taux d’intérêt qui restent bas. «Nous sommes extrêmement dépendants du niveau des marchés, concède Pierre Étienne. Mais il faut avoir de l’ambition».

Pierre Étienne, président du Private Banking Group Luxembourg, au micro «L'essentiel Radio» de Nicolas Chauty:

(Nicolas Chauty/L'essentiel)

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