Santé au Luxembourg – 140 autorisations pour l'ostéopathie déjà données

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Santé au Luxembourg140 autorisations pour l'ostéopathie déjà données

LUXEMBOURG - 189 demandes d'autorisation d'exercer l'ostéopathie ont été envoyées au ministère de la Santé. Au sein de l'ALDO, on réclame plus de transparence.

L'ALDO se réjouit d'une reconnaissance du métier d'ostéopathe, mais «pas à n'importe quel prix».

L'ALDO se réjouit d'une reconnaissance du métier d'ostéopathe, mais «pas à n'importe quel prix».

Depuis le 21 août 2018, les ostéopathes ont été reconnus comme faisant partie des professionnels de la santé. Les praticiens concernés ont d'ailleurs été appelés à introduire leur demande d'autorisation d'exercer auprès du ministère de la Santé. Selon les chiffres du ministère ad hoc, communiqués par RTL, 189 demandes lui ont déjà été envoyées. 140 dossiers ont reçu par ailleurs la validation du ministère de l'Éducation supérieure. 50 demandes seraient également en cours d'analyse.

Si l'Association luxembourgeoise des ostéopathes (ALDO) s'est félicitée en son temps de la mise en place d'un cadre légal pour ses membres, l'heure n'est pas pour autant aux réjouissances. Jean Bofferding, le président de l'ALDO, exprime même ses inquiétudes: «Cette reconnaissance devait permettre aussi de savoir de manière transparente qui exerce cette profession. Or, rien n'est transparent dans la méthode des deux ministères. Je suis surpris qu'autant de demandes aient été accordées», assure-t-il.

L'ALDO avait demandé que soient reconnus les ostéopathes diplômés ayant une formation spécifique. «Il y va de la sécurité des patients. Et nous voulions être associés aux analyses des dossiers. À ce jour, nous n'avons pas été sollicités. Sur quels critères les deux ministères ont-ils validé les dossiers?» Reste encore la problématique du remboursement qui n'est pas pris en charge par la Caisse nationale de santé. «Nous sommes prêts à la discussion», assure l'ALDO.

(Gaël Padiou/L'essentiel)

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