Evasion collective – 17 détenus abattus, 57 en cavale en Papouasie
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Évasion collective17 détenus abattus, 57 en cavale en Papouasie

Dix-sept fugitifs ont été abattus en Papouasie-Nouvelle-Guinée après une évasion collective, rapporte lundi la presse locale, qui signale que 57 détenus sont toujours en cavale.

In this photograph taken on May 9, 2015, prisoners are seen at the grounds of Abepura prison located in Jayapura in the eastern province of Papua, where several Papuan political prisoners were held. Indonesian President Joko Widodo said May 9 decades-old reporting restrictions for foreign journalists in Papua would be lifted and ordered the release of a group of political prisoners in the insurgency-hit eastern province. AFP PHOTO / ROMEO GACAD / AFP PHOTO / ROMEO GACAD

In this photograph taken on May 9, 2015, prisoners are seen at the grounds of Abepura prison located in Jayapura in the eastern province of Papua, where several Papuan political prisoners were held. Indonesian President Joko Widodo said May 9 decades-old reporting restrictions for foreign journalists in Papua would be lifted and ordered the release of a group of political prisoners in the insurgency-hit eastern province. AFP PHOTO / ROMEO GACAD / AFP PHOTO / ROMEO GACAD

AFP/Romeo Gacad

Cette évasion s'est produite vendredi matin dans la prison de Buimo, à Lae, deuxième ville de Papouasie. Les gardiens ont tenté de l'empêcher en ouvrant le feu. Le Post-Courier et The National rapportent, sur la foi de sources policières, que 17 détenus ont été tués, trois arrêtés et que les 57 autres sont toujours en fuite.

«Ce sont des personnes indésirables qui constituent une menace pour la population», a déclaré Anthony Wagambie Jr, commandant de la police de Lae, exhortant leurs proches à ne pas leur donner asile. «La majorité des fugitifs ont été arrêtés pour des crimes graves et attendaient d'être jugés», a-t-il ajouté, citant des personnes poursuivies pour vols à main armée, cambriolages ou encore vols de voitures.

Une trentaine de détenus s'étaient déjà évadés en février 2016 de cette même prison. Douze avaient été abattus et au moins 17 autres blessés par la police. L'insécurité et la criminalité sont endémiques en Papouasie-Nouvelle-Guinée et minent, selon la Banque mondiale, le développement économique de ce pays du Pacifique où de nombreux habitants vivent dans des lieux reculés.

(L'essentiel/AFP)

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