A Nancy en 2010 – 20 ans de prison pour une agression mortelle

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À Nancy en 201020 ans de prison pour une agression mortelle

NANCY - Trois frères ont été condamnés mercredi à 15 à 20 années de réclusion criminelle pour l'agression de plusieurs personnes, dont l'une mortellement, en 2010.

Jérémy, Rémy et David Colin, âgés respectivement de 21, 22 et 24 ans, n'avaient reconnu qu'une partie des agressions. Ils ont toujours nié leur participation à celle, mortelle, de Grégory L'homme, 33 ans, roué de coups de poings et de pieds à la sortie d'une discothèque dans un quartier résidentiel de Nancy, le 3 janvier 2010. L'accusation avait requis des peines allant de 25 à 30 ans de réclusion criminelle à leur encontre.

Les frères Colin repéraient les clients à la sortie des boîtes de nuit du centre-ville, leur extorquaient leurs cartes bancaires et leurs codes, puis les frappaient au visage jusqu'à ce qu'ils perdent connaissance. «C'étaient des agressions organisées, de type militaire», a fustigé l'avocat général, Yvon Calvet, dans son réquisitoire. Lors des débats, les experts psychiatres ont relevé «la très grande impulsivité» des accusés et leur «recours privilégié au passage à l'acte».

Coupable des quinze agressions

Les victimes ont pour leur part raconté des histoires similaires, leur crainte «de mourir» et les rires de leurs bourreaux. «J'avais l'impression qu'ils prenaient du plaisir», a raconté l'une d'entre elles à la barre. «C'est une affaire exceptionnelle, car ces agressions étaient de plus en plus nombreuses, quasiment quotidiennes», a insisté l'avocat général, en soulignant «la gravité extrême du crime». Les agressions à répétition de l'hiver 2009/2010 avaient provoqué l'inquiétude de nombreux noctambules dans cette ville réputée sûre.

Un important dispositif d'enquête avait été déployé pendant de nombreuses semaines, tandis que les autorités avaient appelé les fêtards à ne pas se déplacer seuls. En mars, un mineur de 15 ans lors des faits a été condamné à dix ans d'emprisonnement par le tribunal pour enfants statuant en matière criminelle, qui l'a reconnu coupable des quinze agressions. Quatre autres accusés, dont deux poursuivis pour vol à main armée et violence et deux autres pour le recel des téléphones portables des victimes, ont été condamnés à des peines d'emprisonnement avec sursis.

(L'essentiel Online/AFP)

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