Financement – 200 millions pour le climat dans le monde

Publié

Financement200 millions pour le climat dans le monde

LUXEMBOURG - Le ministère de l'Environnement présentait sa stratégie pour l'attribution des fonds luxembourgeois pour le Financement climatique international 2021-2025 ce lundi.

Planter des mangroves au Bangladesh pour briser les vagues et protéger les habitants des inondations ou recréer un corridor biologique entre deux parc naturels au Costa Rica pour garantir l'échange génétique des animaux. Ce sont deux des réalisations rendues possibles grâce au Financement climatique international du Luxembourg.

Ce lundi, le ministère de l'Environnement présentait la stratégie d'attribution des fonds luxembourgeois pour la période 2021 à 2025. L'enveloppe déjà conséquente a bien grossi. «Entre 2014 et 2020, nous avons investi 120 millions d'euros dans la protection du climat international. Pour la deuxième période, nous consacrerons 200 millions d'euros», détaille la ministre de l'Environnement.

Cette aide «s'ajoute à l'aide au développement déjà fournie par le Luxembourg», souligne Carole Dieschbourg. «Avec la Suède nous sommes un des plus gros contributeurs par habitant. «Nous voulons être en cohérence avec les promesses que nous avons faites lors des accords de Paris».

Des arbres plantés au Costa Rica

«Nous allons investir beaucoup dans la résilience, soit l'adaptation au changement climatique, mais aussi aider nos pays partenaires à réduire leur émissions de Co2. Nous intégrons également la protection des droits de l'homme et l'égalité entre les genres dans notre stratégie», ajoute la ministre.

Concrètement sur le terrain, «les 300 000 euros du ministère sur trois ans nous ont permis d'acheter des terrains arides au Costa Rica, qui ne sont plus utilisables par les agriculteurs, afin de planter de petits arbres, relate Koloman Fischbach, de Rainforest Luxembourg. Nous les protégeons jusqu'à ce qu'ils arrivent à grandir tout seul. Nous avons une station de recherche sur la biodiversité en forêt tropicale soutenue par d'autres partenaires, et nous avons vu réapparaître des espèces que nous croyons disparues».

Nous cherchons à attirer les investisseurs privés»

Dans sa nouvelle stratégie le ministère a aussi affiné sa liste d'exclusions. «Il est évident que nous ne finançons pas de nucléaire ou d'énergies fossiles mais nous voulons aussi exclure tout ce qui contribue à la déforestation comme l'huile de palme ou la construction de grands barrages qui entravent le droit de propriété des populations locales. C'est nécessaire car nous avons aussi de très grands partenaires au niveau international. Et nous cherchons à attirer les investisseurs privés», explique Carole Dieschbourg.

À cet égard, les pouvoirs publics ont créé en 2017 avec la Banque européenne d'investissement, une plateforme qui vise à réduire les risques associés aux investissements dans le climat pour les acteurs privés.

(Séverine Goffin / L'essentiel)

Ton opinion