Centrale nucléaire en Moselle – 2019, une année de maintenance à Cattenom

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Centrale nucléaire en Moselle2019, une année de maintenance à Cattenom

CATTENOM - L'année 2019 sera marquée par plusieurs opérations de maintenance et des contrôles approfondis à la centrale nucléaire de Cattenom.

En 2019, la production devrait à nouveau se situer entre 30 et 35 milliards de kWh.

En 2019, la production devrait à nouveau se situer entre 30 et 35 milliards de kWh.

L'essentiel/Marion Mellinger

De janvier à octobre 2019, des visites partielles des unités de production n°4, n°1 et n°3 sont prévues. En plus de remplacer un tiers du combustible, de nombreuses opérations de contrôle et de maintenance seront menées comme le nettoyage préventif des générateurs de vapeur, le contrôle et le remplacement de manchettes thermiques du couvercle de la cuve. Trente modifications seront réalisées sur les installations de l'unité n°4, 70 sur la n°1 et 30 sur la n°3.

D'ici la fin de l'année, les deux premiers Diesels d'ultime secours (DUS) seront opérationnels. «Ils ont pour objectif de permettre l'alimentation électrique en toute situation en plus des cinq solutions de secours déjà existantes», explique Thierry Rosso, le directeur de la centrale. Les deux DUS restants devraient être opérationnels en 2020. «Après l'accident de Fukushima, la France a décidé de mettre en place des DUS pour l'ensemble des réacteurs nucléaires du territoire. Ces structures peuvent supporter des séismes, des tornades et autres événements improbables», complète-t-il.

En 2019, la production devrait atteindre entre 30 et 35 milliards de kWh, un chiffre sensiblement équivalent à celui de 2018. L'an dernier a été marqué par des arrêts pour rechargement du combustible et maintenance courante et par la visite décennale de l'unité de production n°2, qui a causé une légère diminution de la production.

«Aucune exposition de salariés»

Les visites de maintenance comme les visites décennales permettent de moderniser les installations pour augmenter leur sûreté et prolonger la durée de vie de la centrale. «Nous souhaitons nous inscrire dans la durée, aller au-delà des 40 ans, et même viser les 60 ans», martèle Thierry Rosso.

L'année dernière, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a inspecté la centrale à 44 reprises, dont 8 fois de manière inopinée. 44 événements significatifs de niveau 0 ont été signalés, sans aucune conséquence pour la sécurité et la sûreté, et 4 de niveau 1 révélateurs d'une anomalie. 7 événements significatifs de radioprotection de niveau 0 ont été enregistrés, il s'agit par exemple d'écart de balisage mais «aucune exposition de salariés», assure le directeur. Deux événements significatifs environnementaux se sont produits comme une fuite d'huile dans la salle des machines mais sans incidence sur l'extérieur.

L'interview de Thierry Rosso, le directeur de la centrale, avec Marion Mellinger pour «L'essentiel Radio»:

(Marion Mellinger/L'essentiel)

Environ 2 000 salariés

En 2018, la centrale comptait environ 2 000 salariés dont 54 nouveaux arrivants, «principalement des remplacements de départs à la retraite», précise le directeur. En 2019, il devrait y avoir entre 30 et 40 embauches en CDI.

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