Procès en France – 21 ans plus tard, le «cold case» en passe d'être résolu

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Procès en France21 ans plus tard, le «cold case» en passe d'être résolu

Le procès de quatre hommes soupçonnés du meurtre du jeune Mathieu Hocquet à Vierzon (Cher) en 1999, a débuté lundi devant la cour d'assises du Cher.

Dans l'affaire Mathieu Hocquet, quatre homme sont poursuivis pour «enlèvement, séquestration et détention arbitraire suivie de mort».

Dans l'affaire Mathieu Hocquet, quatre homme sont poursuivis pour «enlèvement, séquestration et détention arbitraire suivie de mort».

Le 13 juillet 1999, le corps sans vie de la victime avait été retrouvé, la tête fracassée dans une impasse longeant une zone artisanale de Vierzon. L'autopsie avait révélé que le jeune homme avait été massacré, avant de mourir des suites «d'un hématome sous-dural», comme l'a rappelé lundi la présidente Audrey Debeugny. Les enquêteurs avaient dans un premier temps suivi la piste homosexuelle, puis la piste locale, mais faute de résultats la justice avait prononcé un non-lieu en 2005.

Les quatre accusés, désormais âgés de 41 à 45 ans, ont été arrêtés et mis en examen en 2018, quelques mois après un renseignement anonyme parvenu à la police judiciaire d'Orléans. Ce renseignement avait permis à deux juges d'instruction de Bourges de rouvrir l'affaire, comme l'autorise le code de procédure pénale si des éléments nouveaux apparaissent. Ils sont poursuivis pour «enlèvement, séquestration et détention arbitraire suivie de mort». Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

Lors de la deuxième enquête, l'un des suspects a mis en cause les trois autres, en donnant des explications, avant de revenir sur ses déclarations. L'enquête s'est cette fois orientée vers un mobile crapuleux. Au moment des faits, Mathieu Hocquet, alors âgé de 22 ans, travaillait dans une enseigne de restauration rapide de Vierzon et, selon une hypothèse avancée, aurait été attaqué pour récupérer la recette de l'établissement qui l'employait.

(L'essentiel/AFP)

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