Pollution au Luxembourg – 216 000 «diesel sales» sur les routes du pays?

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Pollution au Luxembourg216 000 «diesel sales» sur les routes du pays?

LUXEMBOURG/BRUXELLES - L'ONG Transport et Environnement (T&E) a tiré la sonnette d'alarme concernant le nombre de voitures polluantes qui circulaient sur les routes européennes.

L'ONG dénonce le double discours des constructeurs et l'écart entre théorie et pratique à propos des moteurs diesel aux normes antipollution les plus récentes.

L'ONG dénonce le double discours des constructeurs et l'écart entre théorie et pratique à propos des moteurs diesel aux normes antipollution les plus récentes.

AFP

Quelque 43 millions de véhicules diesel «sales» continuent de circuler dans l'Union européenne, malgré l'engagement des constructeurs automobiles à réduire les émissions de gaz polluants des modèles récemment commercialisés, selon une étude de l'ONG bruxelloise publiée en début de semaine. L'étude compare ce chiffre avec les 29 millions de voitures et fourgonnettes «très polluantes» recensées sur les routes européennes, il y a trois ans, quand a éclaté le Dieselgate.

La France est, selon cette ONG, le pays le plus affecté par le problème, puisque quelque 8,7 millions de «diesel sales» y circulent. Viennent ensuite l'Allemagne (8,2 millions) puis le Royaume-Uni (7,3), l'Italie (5,3), l'Espagne (3,2) et la Belgique (environ 2 millions). Le Luxembourg en compterait 216 000 sur les quelque 280 000 (chiffres 2018 du Statec) qui roulent sur les routes du pays. Cela représenterait 77% des véhicules diesel (voitures et camionnettes) en circulation.

L'ONG dénonce le double discours des constructeurs et l'écart entre théorie et pratique à propos des moteurs diesel aux normes antipollution les plus récentes (Euro 5 et 6, correspondant à une commercialisation postérieure à 2009). «Les voitures continuent d'être optimisées pour bien se comporter lors des tests (d'émissions polluantes) et émettent bien davantage lorsqu'elles sont entre les mains des clients», affirme T&E.

Selon l'ONG, ces 43 millions de véhicules polluants émettent des oxydes d'azote (NOx) en quantité «au moins trois fois supérieure» à ce qu'autorisent les normes en vigueur dans l'Union européenne. «Si l'Europe n'agit pas, ces voitures vont continuer de polluer l'air pendant des décennies, écourtant des vies», ajoute le rapport en anglais, qui propose de limiter la commercialisation et l'usage de tels véhicules.

(mc/L'essentiel/afp)

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