Luxembourg – 3 438 cas de Covid-19 à l'école depuis la rentrée
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Luxembourg3 438 cas de Covid-19 à l'école depuis la rentrée

LUXEMBOURG - Malgré un nombre d'infections important chez les enfants, le ministre Claude Meisch ne veut pas se montrer alarmiste sur la situation sanitaire à l'école.

Le ministre Claude Meisch, ici avec Xavier Bettel lors de la rentrée, s'est exprimé sur la situation sanitaire dans les écoles.

Le ministre Claude Meisch, ici avec Xavier Bettel lors de la rentrée, s'est exprimé sur la situation sanitaire dans les écoles.

Editpress

Six classes en quarantaine à Sanem en raison de quatorze cas positifs, une classe en quarantaine à Rambrouch après six cas positifs, une autre à Dudelange après l'infection de six élèves, les cas de miniclusters dans les écoles se sont multipliés au Luxembourg. Le résultat d'une flambée épidémique depuis quelques semaines et d'une circulation du virus particulièrement active chez les enfants.

«Aucun enfant n'est mort du Covid au Luxembourg»

Dans ce contexte, le fait que la tranche d'âge des 0-14 ans enregistre le taux d'incidence le plus élevé du pays avec 547 cas pour 100 000 habitants la semaine passée n'est pas une surprise.

Pour autant, pas question de tirer la sonnette d'alarme pour l'Éducation nationale. Malgré un nombre de contaminations élevé, le dispositif en place avec les quarantaines des classes particulièrement touchées fonctionne, indique M. Meisch, qui précise que les risques de complications sont très faibles pour les plus jeunes. « Les hospitalisations d'enfants et d'adolescents dues au Covid-19 sont extrêmement rares. Depuis le début de la pandémie au Luxembourg, aucun mineur n'a succombé à la maladie», rassure-t-il.

(th/L'essentiel)

«Inquiétude» chez les syndicats

«Le nombre de cas positifs est inquiétant. Et le fait qu'il y ait une pénurie chez les enseignants et parmi les remplaçant pose des problèmes dans les écoles qui sont des hot-spots», insiste Patrick Remakel du syndicat d'enseignants SNE/CGFP. Quant aux mesures possibles: il cite le port du masque, le homeschooling, l'augmentation du nombre de tests (actuellement deux par semaines)... Il regrette aussi le refus du gouvernement d'installer des détecteurs de C02 dans les salles de classe, l'ouverture des fenêtres étant peu confortable l'hiver. «Nous ne demandons pas le retour du port du masque, cela ne nous arrange pas. Mais si cela peut servir», indiquait-il.

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