Au Luxembourg – 50% des troubles anxieux émergent avant 11 ans

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Au Luxembourg50% des troubles anxieux émergent avant 11 ans

BERTRANGE – Bien souvent sous-estimés, les troubles anxieux touchent un grand nombre de personnes. Le Luxembourg vient de lancer une campagne de sensibilisation sur la maladie.

Jeudi, les représentants de la campagne «L'anxiété: parlons-en!» ont tenu une séance d'information sur les troubles anxieux, à Bertrange.

Jeudi, les représentants de la campagne «L'anxiété: parlons-en!» ont tenu une séance d'information sur les troubles anxieux, à Bertrange.

L'essentiel/Franziska Jäger

De fausses informations circuleraient actuellement à la gare de Luxembourg. Des dépliants banalisant les maladies, sur lesquels on peut lire: «Soyez libre de la dépression en trois minutes» auraient été distribués aux nombreux frontaliers et résidents. «Quand les gens reçoivent ce genre d'informations dans leur boîte aux lettres et prennent cela au pied de la lettre, nous avons un problème», déclare le Dr. Fränz D'Onghia. La dépression et les troubles anxieux sont des maladies à prendre au sérieux et sont longues à combattre», ajoute-t-il. «Il faut mettre fin aux fausses informations qui circulent sur la voie publique au Luxembourg», a souligné le Dr. D'Onghia, directeur du centre de prévention.

Une personne sur quatre, voire sur cinq, sera un jour confrontée à un trouble anxieux. C'est ce qu'ont révélé les représentants de la campagne nationale intitulée «L'anxiété: parlons-en!», lancée jeudi lors d'une conférence de presse à Bertrange.

«Le Luxembourg n'est pas épargné»

«L'Organisation mondiale de la santé estime à environ 260 millions, le nombre de personnes souffrant d'un trouble mental dans le monde», a expliqué la psychologue Elisabeth Seimetz, qui défend l'initiative. «Le Luxembourg n'est pas épargné à ce niveau, d'où la nécessité d'agir dès maintenant». On estime que 50% des troubles anxieux se manifestent avant l'âge de 11 ans et 75% des troubles psychiques avant l'âge de 21 ans.

«Nous avons beaucoup de retard à rattraper, en particulier dans le domaines de la prévention et de la déstigmatisation. Ce n'est que si nous vivons et travaillons dans un climat où personne n'a honte des maladies mentales que nous réussirons à en combattre les causes et à les prévenir», a déclaré Elisabeth Seimetz. Dès la semaine prochaine, les spécialistes proposeront des séminaires et des ateliers sur les troubles anxieux dans les écoles et les entreprises.

(Franziska Jäger/L'essentiel)

Suis-je malade?

À quoi reconnaît-on qu'on souffre de troubles anxieux? Sur le site Internet angststoerungen.lu, on a la possibilité de faire un test en répondant à une série de questions. Rien que le questionnaire sur la dépression a été consulté près de

12 000 fois, d'après le Dr. Juliana D'Alimonte. «Il s'avère que 26% des personnes qui se sont soumises au questionnaire souffrent manifestement d'une dépression légère et 34% d'une dépression de gravité moyenne», selon le Dr. D'Alimonte.

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