Etude – 57% des résidents dans la classe moyenne
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Étude57% des résidents dans la classe moyenne

LUXEMBOURG - Le Luxembourg est un des pays où les classes moyennes sont les plus nombreuses, un phénomène qui s'explique notamment par des prestations sociales et des prélèvements obligatoires élevés.

La classe moyenne luxembourgeoise gagne en moyenne 3 000 euros par mois. (AFP)

La classe moyenne luxembourgeoise gagne en moyenne 3 000 euros par mois. (AFP)

Selon une étude française publiée par le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc), les classes moyennes représentent 52,8% de la population européenne et 56,9% de la population luxembourgeoise contre 60,6% en 1985. Cette diminution de 4,4 points s’est fait davantage au profit de la proportion des hauts revenus (+2,4 points) qu’aux bas revenus (2 points). Au Luxembourg, 23,8% de la population touchent des bas revenus et 19,3% des hauts revenus. Est considéré comme appartenant à la classe moyenne, tout ménage qui gagne entre 70% et 150% de la médiane (3 992 euros au Grand-Duché en 2007).

Au Luxembourg, le revenu annuel moyen de la classe moyenne est le plus fort d’Europe avec 36 587 euros soit un peu plus de 3 000 par mois. Entre 1985 et 2009, ce revenu a augmenté de 3,6%, moins que les hauts revenus (+4,1%) mais plus que les bas revenus (+3,3%). En France, ce revenu est de 1 806 euros par mois, 1 736 euros en Belgique et 1 673 euros en Allemagne.

Un régime politique dit «consensuel»

Selon l’étude du Credoc, la proportion des classes moyennes est en partie liée au niveau de richesse de chaque pays: elles sont plus nombreuses dans les pays riches, notamment en Norvège, en Suède, au Danemark, aux Pays-Bas, en Suisse, en Autriche, en Belgique, en France et au Luxembourg. Selon l'organisme, les prélèvements obligatoires et les dépenses sociales favorisent la formation de classes moyennes. Ainsi, une partie importante des populations précaires rejoignent les classes moyennes grâce aux prestations sociales dont elles bénéficient, souligne l'étude.

La progressivité de l'impôt limite parallèlement les écarts de niveaux de vie entre les classes moyennes et les hauts revenus. Cela explique pourquoi dans les pays anglo-saxons, où le taux de prélèvements obligatoires est faible et les dispositifs redistributifs peu développés, les classes moyennes sont moins importantes, note l'étude.

D'autres facteurs favoriseraient «l'épanouissement» des classes moyennes: une législation sociale protectrice (qui protège par exemple les salariés contre les licenciements) et un régime politique dit «consensuel» avec une répartition du pouvoir exécutif au sein d'une coalition de partis, comme c’est le cas au Grand-Duché.

MC/L'essentiel Online avec AFP

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