Grosse arnaque – 60% des tableaux du musée étaient des faux

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Grosse arnaque60% des tableaux du musée étaient des faux

Un musée français s'est rendu compte que la plupart des tableaux d'Étienne Terrus qu'il comptait exposer n'étaient que de la contrefaçon. Le préjudice est énorme.

A visitor looks at painting by French painter Etienne Terrus at the museum dedicated to the artist, in Elne (Elna), on April 28, 2018.
Sad inauguration on April 27, 2018 for the museum dedicated to Etienne Terrus, in Elne, in the Pyrenees-Orientales, which saw its collection amputated by 60%,  82 paintings on 140 were counterfeit. / AFP PHOTO / RAYMOND ROIG / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY MENTION OF THE ARTIST UPON PUBLICATION - TO ILLUSTRATE THE EVENT AS SPECIFIED IN THE CAPTION

A visitor looks at painting by French painter Etienne Terrus at the museum dedicated to the artist, in Elne (Elna), on April 28, 2018.
Sad inauguration on April 27, 2018 for the museum dedicated to Etienne Terrus, in Elne, in the Pyrenees-Orientales, which saw its collection amputated by 60%, 82 paintings on 140 were counterfeit. / AFP PHOTO / RAYMOND ROIG / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY MENTION OF THE ARTIST UPON PUBLICATION - TO ILLUSTRATE THE EVENT AS SPECIFIED IN THE CAPTION

AFP/Raymond Roig

Triste inauguration pour le village d'Elne, dans le sud de la France: la collection du musée consacré au peintre Étienne Terrus a dû être amputée de 60 % des tableaux, qui étaient des faux. «C'est une catastrophe pour la municipalité», se lamente le maire de la commune, Yves Barniol (SE), qui a porté plainte début avril après la découverte de l'escroquerie. 82 œuvres sur 140 sont des faux.

Deux associations locales venaient d'enrichir la collection de ce musée entièrement dédié à Étienne Terrus, un enfant du pays, contemporain de Matisse et décédé en 1922. Un peintre qualifié de «méditerranéiste», pour avoir célébré la lumière des paysages côtiers du Roussillon. En août, Éric Forcada, le commissaire désigné par la municipalité pour organiser la nouvelle exposition après la rénovation du musée, remarque des anachronismes grossiers sur certaines toiles. Des «œuvres» originales inspirées par des catalogues d'exposition de Terrus.

La gendarmerie de Perpignan est chargée d'une enquête notamment pour faux, usage de faux, contrefaçons et escroqueries. Quelque 80 œuvres ont été placées sous séquestre, a encore indiqué la municipalité, estimant son préjudice à plus de 160 000 euros.

(L'essentiel/afp)

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