Au Luxembourg – 60 nationalités différentes dans les prisons
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Au Luxembourg60 nationalités différentes dans les prisons

LUXEMBOURG - Les prisons du Luxembourg sont à l'image de la société grand-ducale. Une soixantaine de nationalités a été dénombrée pour près de 700 détenus en 2017.

Centre pénitentiaire de Schrassig.

Centre pénitentiaire de Schrassig.

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Le Grand-Duché est connu pour sa mixité qui se retrouve aussi au sein des prisons. En effet, plus d'une soixantaine de nationalités se côtoient dans les centres pénitentiaires, a indiqué lundi Félix Braz, ministre de la Justice, en réponse à une question du député CSV Léon Gloden. Si les Luxembourgeois représentaient un total de 191 détenus en 2017, soit 41,3 % de la population carcérale, ils sont suivis par les Portugais (27,3%) et les Français (12,1%). Des statistiques à l'image de la population du pays.

En 2017, 462 des 698 détenus venaient de l'Union Européenne, soit 67,5% des prisonniers. Suivent l'Afrique avec 23,4%, les pays européens hors UE avec 5%, l'Asie avec 2,9% et les Amériques avec 1,2%.

Pour ce qui est de la pyramide des âges, en 2017, 36,3% de la population carcérale avait entre 30 et 40 ans et 24,1% entre 40 et 50 ans, alors que 3,7% des détenus avaient entre 18 ans et 21 ans. La moyenne d'âge générale est de 36 ans, hommes et femmes confondus.

Une troisième prison pour 2022

Deux prisons d'une capacité totale de 710 personnes existent au Luxembourg. Le centre pénitentiaire de Luxembourg, à Schrassig (CPL), est une prison fermée et comprend une section masculine et une section féminine. Le centre pénitentiaire de Givenich (CPG), est un centre semi-ouvert. Le détenu peut sortir pendant la journée pour travailler, par exemple. Six cellules y sont réservées aux femmes.

Une troisième maison d'arrêt doit accueillir 400 détenus en 2022 à Sanem. La première pierre d'«Uerschterhaff» a été posée en 2017.

(JR/L'essentiel)

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