Dépôt de bilan – 60 salariés sur le carreau chez Thermolux
Publié

Dépôt de bilan60 salariés sur le carreau chez Thermolux

HOWALD – Miné par des pertes financières, le spécialiste luxembourgeois du chauffage a annoncé la fin de ses activités par un communiqué ce mercredi.

Les 60 salariés de la société basée à Howald seront tous licenciés.

Les 60 salariés de la société basée à Howald seront tous licenciés.

L'essentiel

La mauvaise nouvelle est tombée sous la forme d'un simple communiqué. Mais la situation était délicate depuis plusieurs mois. La société Thermolux, spécialiste du chauffage et de l'installation sanitaire, a annoncé mercredi avoir déposé le bilan. Selon les termes du communiqué, cette décision a été motivée par «une conjoncture économique défavorable, une situation concurrentielle accrue et des retards de paiement de plusieurs clients dans le secteur du bâtiment». Depuis 2011, trois millions d'euros avaient été injectés par les investisseurs, dont le groupe allemand Famis, actionnaire majoritaire, pour tenter de rétablir la situation financière. La moitié avait été versée lors des onze derniers mois. Dans le même temps, des réunions avaient également eu lieu avec les organisations syndicales. En vain.

Créée en 1956 et installée à Howald, Thermolux employait 60 salariés, tous licenciés. «Les salaires jusqu’à fin juin ainsi qu’une avance pour le mois de juillet ont été payés», indique le communiqué. Pour le reste du mois en cours, les salariés devraient pouvoir bénéficier des indemnités de chômage, puis de faillite. Du côté des salariés, la situation actuelle ne surprend personne. «Tout cela était cousu de fil blanc depuis la reprise de la société par Famis il y a trois ans, assure Jacques. Sur les 60 salariés licenciés, seuls 15 sont résidents. Cela signifie ce dépôt de bilan ne va pas envoyer beaucoup de monde à l'Adem.»

Type de profil expérimenté recherché

Une amertume qui se ressent également du côté d'une salariée active dans la société depuis 23 ans. «Depuis 2011, ils ne se sont occupés de rien, nous n'avions plus de gérant depuis le 31 mars dernier. Nous avons signalé plusieurs erreurs au sein de la société, mais nous avons été ignorés.» Même pressentie, la pilule reste donc difficile à avaler pour les salariés. Et ce d'autant plus lorsqu'un actionnaire allemand vient les saluer, suite à la réunion où il leur a été demandé de rendre les clés des bureaux et des véhicules de fonction et de rentrer chez eux.

«Il nous a dit qu'il était désolé et qu'il aurait aimé que les choses se passent autrement», glisse un salarié dépité. Une réunion d'information pour le personnel doit se tenir jeudi avec l'appui syndical. «La moitié des installateurs-chauffagistes ont plus de vingt ans d'expérience, nous proposons déjà leurs services dans d'autres entreprises. Ce type de profil est recherché», indique Stefano Araujo, secrétaire central adjoint à l'OGBL.

Jmh,MV,PT et Pa.T/L'essentiel

(L'essentiel)

Ton opinion