Au Luxembourg – 77% des ménages ont participé au recensement
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Au Luxembourg77% des ménages ont participé au recensement

LUXEMBOURG - Plus des trois quarts des 280 000 ménages ont répondu au formulaire du Statec. Une légère baisse par rapport au précédent exercice du genre.

40% des ménages ont rempli la version papier.

40% des ménages ont rempli la version papier.

Vincent Lescaut

Clôturé à la mi-décembre de l’année dernière, le recensement décennal mené par le Statec, en collaboration avec le ministère de l’Économie, a enregistré la participation de 77% des 280 000 ménages du pays, soit environ 215 000 ménages. «Ce chiffre pourrait encore évoluer à la hausse, car certaines communes sont toujours en train d’actualiser les questionnaires qu’elles ont réceptionnés. Nous pourrions donc encore gagner quelques pourcentages», relate François Peltier, chercheur au Statec en charge de l’organisation et de la coordination du projet. Et puis, de toutes façons, «les 23% restants figureront bien eux aussi dans le recensement, en fonction des informations, certes plus lapidaires, issues des registres administratifs».

Et si le précédent recensement avait obtenu une participation de 85% en 2011, le chercheur attribue notamment cette légère baisse à la situation sanitaire compliquée: «Le Covid a sûrement un impact, certaines personnes étaient moins enclines à recevoir ainsi des questionnaires, et puis les antivaccins sont peut-être aussi antitout, avec une saturation de certains citoyens envers tout ce qui vient de l’État». Ce à quoi François Peltier ajoute: «Une tendance générale dans la société à moins répondre aux enquêtes».

La participation en ligne explose

La participation en ligne a recueilli l’adhésion de 37% des ménages (103 000), alors que 40% d’entre eux ont rempli le questionnaire papier. «Nous avions tablé sur une participation digitale de l’ordre de 30 à 35%», avoue François Peltier, «car il faut savoir qu’ils n’étaient encore que de… 3% en 2011. Signe tangible que la stratégie portée vers l’électronique a fait gonfler le taux de participation».

À présent, la tâche des chercheurs de l’institut national de statistiques consiste à «contrôler les différents questionnaires et à numériser toutes les versions papier grâce à un scanning généralisé» des quelque 112 000 questionnaires papier reçus. Pour ce qui concerne les questions ouvertes, «une firme de saisie spécialisée va récupérer différentes images (par exemple 50 000 ou 100 000 fois la question sur l’emploi), et c’est le Statec lui-même qui s’occupera de regrouper les différentes images afin de mener des études», relate le chercheur. «Cette tâche devrait nous prendre l’année 2022».

Multitude de thèmes

Se greffe à cela le fait que, ce type de recensement étant soumis à une législation européenne, «le Statec devra fournir pour la fin de cette année à l’UE une estimation de la population par kilomètre carré», car l’Union européenne est scientifiquement morcelée en cellules de 1 km². Peut-être aussi que «déjà à ce moment-là, fin 2022/début 2023, sortiront les premiers chiffres statistiques sur l’une ou l’autre thématique, dès que celle-ci est validée», conclut François Peltier, plongé dans les questionnaires de 35 pages.

Pour rappel, au-delà d’un simple décompte démographique, le recensement recouvrait une multitude de thèmes, tels que le logement, la formation, l’emploi, les langues ou encore la santé.

(Jean-François Colin/L'essentiel)

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