Santé au Luxembourg – 9 donneurs ont sauvé 32 vies l'an dernier

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Santé au Luxembourg9 donneurs ont sauvé 32 vies l'an dernier

LUXEMBOURG - En 2017, la vie de 32 patients a pu être sauvée grâce aux dons d'organes. Un geste admirable qui reste encore trop rare, déplore le ministère de la Santé.

Au Grand-Duché, en moyenne, 65 patients sont en attente d'une greffe chaque année.

Au Grand-Duché, en moyenne, 65 patients sont en attente d'une greffe chaque année.

DPA

Sur le principe, la grande majorité des résidents (82%) se disent favorables aux dons d'organes. Mais en pratique, la situation est bien différente. Dans la plupart des cas, lorsqu'un proche d'une personne décédée doit donner son accord pour le prélèvement de ses organes, celui-ci a tendance à hésiter. 58% des personnes interrogées montrent des signes d'hésitation ou sont confrontées à un véritable dilemme lorsque le défunt n'a pas explicitement donné sa position avant sa mort, selon les chiffres présentés ce mercredi par le ministère de la Santé et l'ASBL Luxembourg Transplant

Sur le terrain, les professionnels sont confrontés à un taux de 40 à 50% de refus de la part des familles. Pourtant, au Luxembourg, la loi prévoit que le prélèvement d'organes et de tissus humains peut se faire de manière «automatique», si le défunt n'a pas exprimé son refus. «On considère que chacun accepte de faire don de ses organes après sa mort», explique la ministre de la Santé. Mais en pratique, le corps médical ne se contente pas de la législation et recueille toujours le consentement des proches de la personne décédée. Une situation qui amène à une confusion au sein de la population, déplore la ministre de la Santé. Ainsi, 63% des résidents affirment ne pas connaître le cadre légal.

Chaque année, le ministère de la Santé mène donc, en collaboration avec Transplant Luxembourg, des campagnes de sensibilisation. Selon le ministère, ces efforts commencent à porter leurs fruits. L'an dernier au Luxembourg, neuf donneurs ont permis le prélèvement de 14 reins, deux cœurs, six poumons et dix foies. Grâce à ces dons, 32 patients ont survécu. Un chiffre qui doit encore être amélioré. «Chaque jour, quatre personnes décèdent dans la zone Eurotransplant - qui inclut le Luxembourg et sept autres pays membres de l'UE - faute d'avoir pu être transplantées à temps».


(jd/L'essentiel)

Améliorations en vue

Une nouvelle convention a récemment été signée entre le ministère de la Santé et l'ASBL Transplant pour la mise en place d'un Service national de coordination des dons d'organes. Ce service doit permettre une meilleure collaboration avec les hôpitaux et avec les médecins. Des référents, au sein des hôpitaux, seront chargés d'identifier les donneurs potentiels et de questionner et désensibiliser les familles avant le décès. Par ailleurs, la digitalisation du système de santé (via le dossier des soins partagés) doit permettre à chaque patient d'inscrire sa décision en faveur ou non du don d'organes.

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