Santé au Luxembourg – 90% des infirmiers ont un diplôme étranger
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Santé au Luxembourg90% des infirmiers ont un diplôme étranger

LUXEMBOURG - Des travaux interministériels ont débuté au sujet d'une réforme sur les études en soins infirmiers, afin de former davantage de personnes au Grand-Duché.

Les difficultés à trouver des profils qualifiés sont donc bien réelles, notamment pour les postes en bloc opératoire et en réanimation.

Les difficultés à trouver des profils qualifiés sont donc bien réelles, notamment pour les postes en bloc opératoire et en réanimation.

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Le problème n'est pas nouveau, le Luxembourg ne forme pas assez d'infirmiers. Le gouvernement souhaite trouver une solution, afin de mieux répondre aux besoins de la population résidente. À ce titre, une réforme sur les études d'infirmier/infirmière est envisagée, indique Lydia Mutsch, ministre de la Santé, dans une réponse parlementaire. En outre, le Lycée Technique pour Professions de Santé projette de lancer une campagne publicitaire permettant de valoriser les formations concernées.

Actuellement, le Luxembourg se trouve dans l'impossibilité de former suffisamment d'infirmiers/infirmières pour occuper tous les postes disponibles dans le domaine de la santé. Afin de pallier ce manque, le Luxembourg recrute en partie de ces professionnels dans les pays voisins. Sur les années 2013-2017, 3 062 autorisations d'exercer ont été délivrées, dont seulement 307 pour des diplômés luxembourgeois (10%) contre 1 466 pour des diplômés français (48%), 733 pour des diplômés allemands (24%), 406 pour des diplômés belges (13%).

Beaucoup d'élèves découragés

Le nombre d'inscrits première année de formation infirmière a augmenté régulièrement depuis 2010, cependant seulement un quart à un tiers des élèves ayant réussi l'examen de fin d'études secondaires dans la section Soins Infirmiers (SI), entament ensuite les deux années d'études au niveau du BTS infirmier. «Ceci peut s'expliquer par le fait que beaucoup d'élèves sont découragés par le niveau théorique de la formation, les compétences requises par le profil professionnel (CLQ) et les expériences faites durant leurs premiers stages en milieu clinique», note Lydia Mutsch.

Dans ce contexte, et malgré l'augmentation du nombre d'inscrits en formation SI, le total des diplômés a diminué. «Une formation infirmière au niveau supérieur valoriserait cette profession et permettrait d'ouvrir cette voie à chaque diplômé de fin d'études secondaires intéressé, avance la ministre. «Le but serait, à moyen terme, d'avoir 120 diplômés par promotion».

(L'essentiel)

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