Salon de l'automobile – A Francfort, on célèbre la reprise européenne

Publié

Salon de l'automobileÀ Francfort, on célèbre la reprise européenne

Le rendez-vous allemand a dévoilé ses nouveautés mardi à la presse, avant une ouverture au public ce samedi. L'optimisme y est de mise.

Porsche CEO Matthias Mueller presents the Porsche Mission E concept car, the company's first all-electrically powered four-seat sports car, at the 66th IAA auto show in Frankfurt am Main, western Germany, on September 15, 2015. Hundreds of thousands of visitors are expected to crowd into the massive exhibition halls of Frankfurt's sprawling trade fair grounds from September 19-27 to catch a glimpse of the latest models and high tech innovations.   AFP PHOTO / DANIEL ROLAND

Porsche CEO Matthias Mueller presents the Porsche Mission E concept car, the company's first all-electrically powered four-seat sports car, at the 66th IAA auto show in Frankfurt am Main, western Germany, on September 15, 2015. Hundreds of thousands of visitors are expected to crowd into the massive exhibition halls of Frankfurt's sprawling trade fair grounds from September 19-27 to catch a glimpse of the latest models and high tech innovations. AFP PHOTO / DANIEL ROLAND

AFP/Daniel Roland

Sur 230 000 m2, le Parc des expositions de Francfort, la capitale financière allemande, se transforme jusqu’au dimanche 27 septembre en temple de la voiture individuelle pour cette 66e édition de l’IAA, organisé tous les deux ans en alternance avec le Mondial de Paris. Plus de 210 premières mondiales, présentées par quelque 1 100 exposants de 39 pays, sont attendues. Sous la pression de normes d’émissions de plus en plus strictes, les voitures hybrides (essence-électricité) se répandent dans les gammes européennes, 18 ans après le début du pari réussi de Toyota sur cette technologie.

D’autres grands constructeurs se sont eux aussi mis aux hybrides: Honda, Nissan, General Motors et Ford. Et si l’Europe semblait encore récemment résister aux hybrides, un fait attribué à la vigueur du diesel sur le Vieux Continent, avantagé par les normes d’émissions de CO2 et une fiscalité plus favorable, l’hybride commence à trouver son public». Pour François Jaumain, du cabinet PwC, «l’équation du coût total commence à être équilibrée pour certains consommateurs». Les normes Euro 6, pleinement entrées en vigueur le 1er septembre, rebattent les cartes en rendant le diesel moins attractif. À cela s’ajoute l’objectif de 95 g/km de CO2, imposé aux constructeurs à l’horizon 2020, en attendant un possible nouveau durcissement.

Les stands des constructeurs à Francfort s’en ressentent. BMW expose de nouvelles hybrides rechargeables sur secteur, technologie que son concurrent Mercedes-Benz prévoit d’étendre à dix modèles d’ici à 2017, tandis que Volkswagen propose une version hybride rechargeable de son modèle vedette, la Golf.

Audi et Porsche s’y sont également mis. «On n’est plus les seuls à faire de la voiture hybride. Tous ceux qui nous critiquaient précédemment en disant que c’était une technologie temporaire qui ne valait rien vont devoir revoir leur position», se réjouit Didier Leroy, vice-président exécutif de Toyota. Grands absents de ce marché, le français PSA (Peugeot, Citroën et DS), dont les hybrides diesels haut de gamme n’ont pas rencontré le succès commercial escompté, a confirmé que ses marques proposeraient des hybrides essence rechargeables d’ici à la fin de la décennie. De son côté, Renault n’a toujours pas annoncé d’hybride de série.

Le salon de Francfort cette année est aussi marqué par une reprise vigoureuse du marché européen, avec des immatriculations en hausse de 8,6 % sur les huit premiers mois. Le Vieux Continent a connu un bel été, avec une progression de 9,5 % en juillet et 11,2 % en août.

Ton opinion