Présidentielle française – A gauche, les candidats dans les starting-blocks

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Présidentielle françaiseÀ gauche, les candidats dans les starting-blocks

Au moins une demi-douzaine de prétendants à l'investiture de la gauche française pour la présidentielle de 2017 s'alignent sur la ligne de départ.

Parmi les candidats figurent l'ex-premier ministre Manuel Valls et quatre anciens ministres. Le champion sera désigné à l'issue de cette primaire prévue les 22 et 29 janvier. Il aura fort à faire pour passer le cap du premier tour, face à une droite unie derrière le conservateur François Fillon, depuis la primaire de novembre et face à l'extrême droite menée par Marine Le Pen.

Sourds aux mises en garde sur le risque d'éparpillement des votes, l'ex-ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, et le chef de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon, ont décidé de faire cavalier seul pour la présidentielle. Ils sont tous deux crédités d'au moins 13% des intentions de vote. Les écologistes portent aussi leur candidat, Yannick Jadot. Trois débats télévisés seront organisés. Les deux finalistes s'affronteront le 25 janvier dans un ultime face à face.

Valls en force

Les cartes ont été rebattues le mois dernier par François Hollande. Le très impopulaire président a finalement renoncé à postuler à sa propre succession, après un mandat marqué par un effritement constant de sa majorité depuis son élection en 2012. Il n'a pour l'heure apporté son soutien à personne. Persuadé d'être le seul à pouvoir «rassembler la gauche» le Premier ministre Manuel Valls, 54 ans, a démissionné de ses fonctions pour se lancer dans la course à l'investiture.

L'ancien Premier ministre a frappé les esprits jeudi en proposant de supprimer «purement et simplement» l'article 49-3 de la Constitution, qui permet au Premier ministre d'engager sa responsabilité devant l'Assemblée nationale sur un texte de loi. Son gouvernement l'avait pourtant invoqué pour forcer le passage d'une loi travail très controversée. Manuel Valls bénéficie de soutiens de poids, dont ceux du populaire ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et du ministre des Finances,,,,,,,,,,,,,,,, Michel Sapin. Ce dernier le juge «le mieux à même de défendre le bilan» présidentiel.

Macron à l'écart

Quatre anciens ministres du socialiste François Hollande lui contestent le podium: Arnaud Montebourg, 54 ans, tenant de l'aile gauche du PS très critique du bilan du président depuis son départ du ministère de l’Économie, Benoît Hamon, 49 ans, et Vincent Peillon, 56 ans, tous deux autrefois à l'Education. M. Hamon, également à la gauche du PS, a appelé mercredi à écarter «l'option sociale-libérale» incarnée selon lui par Manuel Valls et Vincent Peillon.

Seule candidate: Sylvia Pinel dirige le Parti radical de gauche, un allié loyal pendant le mandat de François Hollande. Agée de 39 ans, elle a été deux fois ministre (Artisanat, Logement). Un député de 43 ans, François de Rugy, porte la voix de l'écologie. Un ex-député européen de centre gauche, Jean-Luc Bennahmias, 62 ans, veut «reconstruire une majorité progressiste» en brassant «au-delà de la gauche». Une pléthore de candidats que l'ex-ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, refuse de rejoindre. Il souhaite incarner le renouveau avec son mouvement «ni à droite ni à gauche». «La gauche est éliminée du second tour depuis dix-huit mois! Il n'y en a pas un qui va au second tour!», conteste-t-il, sondages à l'appui.

Les organisateurs de la primaire s'attendent à une participation plus faible qu'en 2011, où 2,7 millions de Français s'étaient déplacés. Le mois dernier, la primaire de la droite a mobilisé plus de quatre millions de personnes, dont des électeurs de gauche soucieux de donner leur avis sur celui qui pourrait capter leur voix au deuxième tour, si les projections de duel avec l'extrême droite se confirment en mai.

(L'essentiel/nxp/ats)

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