Covid au Luxembourg – A l'hôpital, des patients de plus en plus jeunes
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Covid au LuxembourgÀ l'hôpital, des patients de plus en plus jeunes

LUXEMBOURG - Les hôpitaux luxembourgeois accueillent davantage de patients Covid âgés entre 40 et 50 ans. La faute au variant anglais, majoritaire.

Il est «difficile de faire des prévisions» sur la fin de la crise sanitaire, reconnaît le Dr. Schmit.

Il est «difficile de faire des prévisions» sur la fin de la crise sanitaire, reconnaît le Dr. Schmit.

AFP

Après une hausse constante mais non exponentielle des patients Covid pris en charge, la situation s'est plutôt stabilisée dans les hôpitaux luxembourgeois. C'est notamment le cas en soins intensifs «occupés à environ 20-25%», dixit le Premier ministre, Xavier Bettel. Une dynamique rassurante qui masque une réalité plus préoccupante.

Depuis quelques semaines, les patients hospitalisés sont de plus en plus jeunes, confirme Jean-Claude Schmit à L'essentiel. Une évolution également observée dans les pays voisins. «C'est aussi le cas chez nous. Particulièrement des personnes âgées entre 40 et 50 ans que l'on voit un peu plus qu'auparavant», détaille le directeur de la Santé. Principal élément d'explication, la présence du variant anglais qui représente aujourd'hui environ 60% des cas de Covid-19 au Luxembourg. Une souche «plus contagieuse, plus pathogène à 60% et même plus mortelle», alerte le Dr. Schmit.

«Un variant plus mortel»

Si la récente augmentation des décès du Covid-19 au Luxembourg est due aux clusters dans les maisons de soins, les effets de ce variant ne peuvent être considérés comme négligeables. «Une étude anglaise montre que ce variant est plus mortel (NDLR: à hauteur de 64%) et une étude danoise qui n'est pas encore publiée semble le confirmer», avance le directeur de la Santé.

L'autre variant «qui inquiète» au Luxembourg est le sud-africain, mais pas pour les mêmes raisons. «Les vaccins actuels sont moins efficaces avec cette souche, ce qui pourrait constituer un problème». Majoritaire chez nos voisins mosellans, ce variant constitue 20% des cas au Grand-Duché.

«Difficile de faire des prévisions»

Dans ces conditions, il est «difficile de faire des prévisions» sur la fin de la crise sanitaire, reconnaît le Dr. Schmit. Quid de l'arrivée de nouveaux variants? À quel rythme va avancer la vaccination? Autant d'inconnues qui compliquent la tâche des autorités de santé.

Malgré ces incertitudes, Jean-Claude Schmit livre tout de même une touche d'optimisme: «Quand nous aurons vacciné tous les plus de 50 ans, nous serons déjà plus tranquilles. Quant aux maisons de soins, certes il y a eu des clusters, mais nous remarquons aussi des structures, où il n'y a plus d'infections là où les pensionnaires ont reçu la deuxième dose».

(th/L'essentiel)

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