France/Grand Est – A la frontière, des électeurs toujours indécis
Publié

France/Grand EstÀ la frontière, des électeurs toujours indécis

GRAND-EST/LUXEMBOURG - À une semaine du premier tour de la présidentielle en France, des électeurs frontaliers et du Grand Est se sont confiés à l'«AFP».

Comme partout en France, des électeurs lorrains et parmi eux des travailleurs frontaliers au Luxembourg, mesurent l'enjeu de l'élection française mais n'ont toujours pas fait leur choix.

Comme partout en France, des électeurs lorrains et parmi eux des travailleurs frontaliers au Luxembourg, mesurent l'enjeu de l'élection française mais n'ont toujours pas fait leur choix.

AFP

Environ un Français sur trois ne sait toujours pas pour qui voter, à une semaine de la présidentielle. Des indécis ont confié à l'AFP être déçus par les candidats et une campagne brouillée par les affaires. Parmi eux, Marc, 34 ans, un habitant de Metz qui travaille au Luxembourg: «Je sais pour qui je ne voterai pas, mais je ne sais pas pour qui je vais voter». Il se dit scandalisé par «les affaires», ces emplois fictifs présumés payés sur de l'argent public qui ont concerné le candidat conservateur François Fillon mais aussi de la cheffe de file de l'extrême droite Marine Le Pen.

«Dans n'importe quel autre pays, ils se seraient retirés», s'insurge-t-il. «Mon emploi au Luxembourg est directement "impacté" par une élection de Marine Le Pen», favorable à une sortie de l'Union européenne, souligne ce frontalier, qui n'est pas plus convaincu par le bouleversement institutionnel prôné par le héraut de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon, ou le «bourrage de crâne» du centriste Emmanuel Macron.

Grands partis fragilisés en Lorraine

Fabrice, 41 ans, agent commercial en Lorraine, a toujours voté «à gauche» mais s'avoue perplexe. «Macron, on ne sait pas s'il est de droite ou de gauche». Quant au candidat socialiste Benoît Hamon, «il est quand même issu du gouvernement sortant», très impopulaire au sein d'une partie des électeurs de gauche depuis un virage plus libéral en 2014.

«Les électeurs des deux grands partis sont terriblement fragilisés», analyse le politologue Richard Kleinschmager: «Ça se sent en Alsace, terre traditionnellement de droite, mais également dans les Vosges et en Lorraine, où la déstructuration économique rend difficile la crédibilité des programmes des partis classiques». «Je ne sais pas pour qui je vais voter. C'est la première fois que ça m'arrive», reconnaît Françoise, 54 ans, fille de l'ancien maire d'une commune du Grand Est, «plutôt de droite».

(L'essentiel/AFP)

Ton opinion