Inondations au Luxembourg – A Mersch, les habitants ont nettoyé les dégâts

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Inondations au LuxembourgÀ Mersch, les habitants ont nettoyé les dégâts

MERSCH – Les habitants de Mersch ont commencé à effacer ce week-end les traces des grandes inondations de la semaine. En bénéficiant d’aides extérieures.

L’heure était au déblayage et au nettoyage à Mersch dès vendredi, après les terribles inondations. Dans la rue d’Arlon, la brutale montée des eaux a laissé des marques sur le sol ainsi qu’une odeur dans l’air. Dans presque toutes les maisons situées devant le cours d’eau Eich, des personnes s’affairaient à sortir ou ranger des affaires, à lancer des objets détruits dans des pick-up ou encore à passer le Kärcher.

«C’était difficile jeudi matin, l’eau montait tout le temps», témoigne Joël. Il explique avoir «perdu beaucoup de choses» et être «fatigué». Les pompiers ont pompé l’eau dans la cave, qui était montée à 1,5 m de hauteur. Mais il bénéficie désormais de l’aide d’amis et voisins pour tout nettoyer, ce qui prendra «deux ou trois jours».

«Tout est neuf et foutu»

Plus loin, René, épargné par les inondations chez lui, est venu aider son fils tout le week-end. C’est aussi le cas de Maria, qui a fait la route de Diekirch pour prêter main-forte à des amis. De son côté, Esnad, qui gère le garage Elecars, a eu tout juste le temps de sortir les véhicules avant les inondations. Il a malgré tout perdu «plusieurs machines, de même que les pièces commandées pour les clients». Celles-ci contiennent presque toujours un capteur électronique, l’eau les a donc rendues inutilisables.

Le nettoyage à peine débuté, tous doivent déjà penser aux démarches auprès des assurances. Le Café XVIII, un bar à chichas situé en bas d’un immeuble, est totalement submergé. Il avait ouvert… il y a trois semaines, explique Soufiane, le gérant: «Tout est neuf et foutu». En attendant que l’eau soit pompée, il ne pouvait que constater les dégâts de loin, le lieu étant inaccessible. Le jeune homme se montre pourtant fataliste: «Ce sont des événements qu’il faut accepter. Il n’y a pas mort d’homme, c’est le principal».

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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