Emploi au Luxembourg – A quels salariés les frontaliers se réfèrent-ils?

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Emploi au LuxembourgÀ quels salariés les frontaliers se réfèrent-ils?

LUXEMBOURG - Plus un salarié travaille depuis longtemps au Grand-Duché, plus son groupe de référence évolue.

Les références principales sont les travailleurs d’autres entreprises.

Les références principales sont les travailleurs d’autres entreprises.

En tant que travailleur frontalier, suis-je correctement payé? Chaque salarié peut se poser à un moment la question. Des enjeux d’assimilation, de satisfaction personnelle et au travail sont notamment en jeu, ont relevé Laetitia Haurent du LISER Luxembourg et Donald R. Williams, de la Kent State University, dans une récente étude. Les chercheurs se sont posé la question de savoir quelles sont les références utilisées par les travailleurs frontaliers quand ils comparent leur situation au reste de la société.

L’échantillon de 7 737 salariés est composé à moitié de résidents français, le reste à parts égales de Belges et d’Allemands. 70% d’entre eux sont des hommes, en couple dans 80% des cas, majoritairement âgés de 30 à 49 ans, évoluant dans des entreprises de plus de quinze salariés. Premier enseignement, un tiers des sondés disent ne pas comparer leur salaire. Quand ils le font, les groupes de référence les plus courants sont les travailleurs d’autres entreprises au Luxembourg (28%) et les collègues d’une même entreprise (25%). Les proches ne sont que dans 8% des cas les références privilégiées, et les salariés dans d’autres pays que le Grand-Duché 4%.

Les chercheurs font aussi un autre constat: plus l’ancienneté dans l’entreprise est longue, plus le groupe de référence se recentre sur les salariés au Luxembourg - même occupant un poste moins important - au détriment de ceux d’autres pays. Ils en déduisent que «les travailleurs frontaliers modifient leur groupe de référence au fil du temps».

(Mathieu Vacon/L'essentiel)

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