Enfant de Kate et William – A quoi va ressembler la vie de l’héritier(e)?
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Enfant de Kate et WilliamÀ quoi va ressembler la vie de l’héritier(e)?

Kate et William vont bientôt être parents. Imaginons quelle serait la vie du royal rejeton s’il était un(e) enfant ordinaire.

Le couple princier a toujours aimé s'entourer d'enfants.

Le couple princier a toujours aimé s'entourer d'enfants.

AFP

Après une longue attente et de nombreuses rumeurs, la nouvelle est enfin tombée lundi: Kate est enceinte! Il ne faudrait pas voir qu’une anecdote mondaine dans cette annonce. En effet, le couple princier incarne un modèle de vertu pour beaucoup d’Occidentaux, dans lequel ils se projettent. Paradoxalement, le duc et la duchesse de Cambridge incarnent la monarchie et par conséquent un schéma parental traditionnel.

Comment se fait-il que les peuples puissent l’idéaliser à ce point? À défaut d’apporter une réponse scientifiquement validée, nous avons imaginé, avec une pointe d’humour, des projections de ce que pourrait être la famille royale si elle était comme les autres en 2012. Découvrez ci-dessous cinq situations royalement impro­bables.

Le MAF (mec au foyer)

Imaginons que Kate bosse et que William s’occupe des enfants. Aujourd’hui, les MAF sont plus nombreux qu’avant et s’assument pleinement, même s’ils restent une ­minorité, souvent critiquée. En 2011, dans la population suisse âgée de 15 à 64 ans, 24% des hommes étaient sans activité professionnelle (contre 39% des dames). Parmi eux, la majorité sont des rentiers ou des personnes en formation. Seuls 3,6% sont des hommes au foyer. Chez les femmes sans profession, elles sont 41% à être au foyer.

Maman célibataire

Peut-être que quelques mois après la naissance, la duchesse sera tant obnubilée par son chérubin qu’elle en oubliera son cher mari. Elle suivrait la «tendance» en le quittant et en emmenant le nouvel amour de sa vie. En Suisse, le nombre de divorces a triplé lors des trente dernières années (22 081 séparations en 2010, pour 43 257 mariages). Les ménages monoparentaux avec au moins un enfant de moins de 16 ans ont aussi augmenté, passant de 36 000 en 1970 à près de 90 000 en 2000, date de la dernière statistique suisse.

La famille recomposée

Spéculons que les époux britan­niques ne s’aimeront pas toute la vie. Ils se sépareront à l’amiable et ­chacun trouvera le bonheur ailleurs. Pour ne pas perturber les gosses, ils décideront de tous vivre sous le même toit: Kate, William, leurs conjoints respectifs et tous les ­gamins. Une situation toujours plus courante: en 2006, 1,2 million (8,8%) d’enfants de moins de 18 ans vivaient au sein d’une famille recomposée en France métropolitaine. Environ 780 000 sont issus d’une union précédente et 380 000 sont nés après la recomposition.

Homoparentalité

Et si William réalisait que ce sont les hommes qui le font rêver? Il oublierait Kate, prendrait le gosse et partirait s’installer aux États-Unis avec son palefrenier. Ils feraient alors partie des 17% des 580 000 couples de même sexe qui élèvent actuellement un enfant. Selon le Bureau de recensement, le nombre de couples gays déclarés a doublé en dix ans. Les derniers sondages démontrent aussi que les Américains ne sont plus que 46% à ­s’opposer au mariage gay, alors qu’ils étaient 65% en 1996.

Avec papy et mamie

L’agenda overbooké par les galas de charité et les voyages, peut-être le couple sera-t-il obligé de refourguer leur bambin à Papy Charles et Mamie Camilla, voir à l’arrière-grand-maman. Mais gare à l’embrouille: «Si la fréquence est élevée, l’enfant peut faire la confusion entre sa mère et sa grand-mère, et ne plus savoir qui est qui, a expliqué la psychologue familiale Rébecca Duvillié dans l’émission télévisée «Les maternelles». Dans ce cas, l’attachement peut devenir plus fort envers sa mamie que sa maman».

L'essentiel Online avec Marine Guillain

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