Infrastructures – A31 bis: le Luxembourg et la France de concert

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InfrastructuresA31 bis: le Luxembourg et la France de concert

THIONVILLE - La dernière réunion sur le projet d'A31bis, jeudi soir, a montré que la France et le Luxembourg œuvraient de concert pour trouver des solutions alternatives.

«L'A31 bis privilégie les aménagements plutôt qu'un nouveau tracé. Aussi, je souhaite l'aboutissement de ce projet dans les meilleurs délais dans une région qui en a bien besoin», soulignait en préambule, Yves Aschbacher, président de la délégation spéciale chargée d'administrer Thionville, à la suite de l'invalidation par le Conseil d’État de l’élection municipale le 17 avril dernier.

Une façon pour l'ancien maire de Distroff de rappeler que le projet d'A32, source de débats pendant 15 ans, avait été abandonné «faute de consensus». Le ton était donné pour cette cinquième réunion publique consacrée au projet autoroutier A31 bis dont l'objectif est de réduire la congestion de l'A31. Un vaste chantier à horizon 6, 10 et 20 ans, selon les scénarios financiers, qui donne toute sa dimension à la thématique de cette réunion axée sur l'offre des réseaux de transports et les déplacements frontaliers.

Une opération de 1,1 milliard d'euros

Des offres de transports, train, bus, etc. qui peuvent en effet constituer des alternatives avant, pendant et après les travaux. Et dans ce domaine, la France et le Luxembourg travaillent de concert pour apporter des solutions aux frontaliers. Les deux représentants du ministère luxembourgeois du Développement durable et Infrastructures ont présenté les grands projets en lien avec la mobilité transfrontalière vers la Lorraine.

Une opération d'un montant de 1,1 milliard d'euros, qui prévoit la mise à 2x3 voies de l'A3 de Dudelange-Bettembourg-Livange à la Croix de Gasperich, l'amélioration de la ligne 300 entre Thionville et Luxembourg, l'amélioration des transports en commun sur la ville de Luxembourg, la construction d'une nouvelle gare… Des investissements vus d'un très bon œil du côté de la SNCF qui assure que les efforts menés par les deux pays allaient renforcer l'offre ferroviaire: «cinq à six trains par heure dans les deux sens, à l'horizon 2016 !»

(Gaël Padiou/L'essentiel)

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