Autoroute frontalière – A31 bis: le péage pose encore des questions

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Autoroute frontalièreA31 bis: le péage pose encore des questions

GRANDE RÉGION - À Belval, la nouvelle liaison vers Micheville doit faciliter le trafic frontalier. Mais Luxembourg et France ont encore le dossier A31 bis sur le bureau.

20161129_HM_LUXEMBOURG/ZOUFFTGEN_ VUE de la frontière de zoufftgen sur l'autoroute A31.
PHOTO: Hervé Montaigu

20161129_HM_LUXEMBOURG/ZOUFFTGEN_ VUE de la frontière de zoufftgen sur l'autoroute A31.
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Editpress/Hmontaigu

Alors que la France et le Luxembourg ont coupé ensemble le ruban du tracé Micheville-Belval vendredi, la coopération sur un autre projet frontalier, l'A31 bis, n'est pas définie. Si Christian Eckert, secrétaire d'État français chargé du budget, préfère d'abord un accord sur le tracé, il avoue que la question du péage est «une option. La Lorraine s'est habituée aux autoroutes gratuites mais c'est exceptionnel. Il est difficile d'envisager un mode payant, il faudra se concerter, notamment avec le Luxembourg».

Même son de cloche du côté du ministre des Infrastructures, François Bausch, légèrement plus tranché. «Ce n'est pas une bonne idée, ce péage entre Thionville et Luxembourg». Pour lui, le plus important c'est de «réfléchir sur l’agrandissement en 2x3 voies et une voie dédiée aux transports en commun ou covoiturage. Il faut certes le financer, mais il faut trouver d'autres moyens».

1,4 milliard d'euros

Le projet, tel que validé par un accord de principe en février par l'État français, prévoit en effet un élargissement au nord de Thionville, un tronçon qui deviendra payant. Lors des derniers débats publics, des solutions ont été proposées: favoriser le télétravail, épargner les plaques de travailleurs frontaliers ou faire participer les employeurs à un abonnement. «La proposition d'un financement par une écotaxe régionale ou une vignette poids lourds a été évoquée», explique-t-on aussi.

Mais pour l'instant, «rien n'est déterminé» car des études de faisabilité sont en cours. Côté français, on cherche encore à convaincre la majorité des 90 000 personnes qui traversent la frontière chaque jour et qui vont devoir financer les 1,4 milliard d'euros du projet.

(Jonathan Vaucher/L'essentiel)

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