Longues négociations – Accord de libre échange entre Pékin et Canberra

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Longues négociationsAccord de libre échange entre Pékin et Canberra

L'Australie et la Chine ont signé lundi un accord après neuf ans de négociations, qui devrait offrir à l'Australie de nouveaux marchés et réduire sa dépendance à son secteur minier.

Le président chinois Xi Jinping et le Premier ministre australien Tony Abbott ont signé l'accord, après neuf années de négociations entre les deux pays.

Le président chinois Xi Jinping et le Premier ministre australien Tony Abbott ont signé l'accord, après neuf années de négociations entre les deux pays.

AFP

Aux termes de cet accord, 93% des exportations australiennes en Chine seront libres de droits d'ici à quatre ans, a déclaré le Premier ministre australien Tony Abbott. Cet accord «apportera des milliards à l'économie, va créer des emplois et améliorer le niveau de vie», a-t-il dit. «Les entreprises australiennes auront un accès sans précédent à la deuxième économie mondiale». L'âge d'or minier est passé pour l'Australie qui est désormais à la recherche de relais de croissance.

Le ralentissement de l'économie chinoise, premier importateur mondial de charbon, et le repli des cours des matières premières, freinent son économie. L'Australie, deuxième exportateur mondial de charbon, avait jusqu'alors été protégée par son secteur minier, échappant à la crise financière mondiale de 2008. La Chine est premier partenaire commercial de l'Australie, avec des échanges entre les deux pays dépassant les 150 milliards de dollars australiens (104 milliards d'euros). Cet accord «améliore grandement notre position dans des secteurs-clés comme l'agriculture, l'énergie et les ressources, les exportations de produits manufacturiers, les services et les investissements», a ajouté Tony Abbott.

Les droits de douane seront en particulier abolis pour l'industrie laitière australienne, de même que pour les produits de l'horticulture. Les éleveurs australiens de bovins et de moutons bénéficieront d'une baisse des droits allant de 12 à 25%. Les négociations avaient commencé en 2005 mais s'étaient heurtées notamment à des différends sur les produits agricoles et les exigences de Pékin qui voulait obtenir l'abolition des limitations imposées aux investissements émanant d'entreprises publiques. Des pourparlers de dernière minute ont permis de débloquer la situation et d'annoncer un accord pendant une visite d'État du président chinois Xi Jinping, qui avait participé pendant le week-end au sommet du G20 à Brisbane.

(L'essentiel/AFP)

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