Procès en Lorrraine – Accusés d'avoir tabassé à mort un homme à Nancy

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Procès en LorrraineAccusés d'avoir tabassé à mort un homme à Nancy

NANCY - Le procès de trois frères, accusés d'avoir agressé une quinzaine de personnes à Nancy, dont une mortellement, au cours de l'hiver 2010, s'est ouvert lundi devant la cour d'assises de Meurthe-et-Moselle.

David, Jérémy et Rémy Colin, âgés de 21 à 24 ans, encourent la réclusion criminelle à perpétuité. Deux autres accusés, dont l'un mineur lors des faits, sont poursuivis pour vol avec arme et vol avec violence, et risquent vingt années de réclusion criminelle. À l'ouverture des débats, la cour présidée par Guy Hittinger a refusé le huis clos que réclamaient deux des accusés. Lors de l'enquête, les auteurs présumés avaient reconnu la majorité des agressions, commises au centre-ville de Nancy, à partir de décembre 2009, qui avaient provoqué l'inquiétude de nombreux noctambules.

Ils ont en revanche toujours nié être responsables du meurtre de Grégory Lhomme, 33 ans, retrouvé roué de coups de poings et de pieds à la sortie d'une discothèque dans un quartier résidentiel de Nancy, le 3 janvier 2010. L'ADN de ce dernier avait toutefois été retrouvé sur la chaussure de l'un des mis en cause. Celui-ci a affirmé ne pas être propriétaire des souliers en question, bien qu'il les portât lors de son arrestation. «Ce procès est à la fois un soulagement et une appréhension pour les parties civiles. On attend beaucoup de cette audience, éventuellement la vérité et, en tout état de cause, la vérité judiciaire», a indiqué l'un des avocats de la partie civile, Me Karine Laprévotte.

Extorsion

L'enquête avait mis en évidence un mode opératoire constant des agresseurs: répartis en équipes de deux à quatre personnes, ils repéraient les clients à la sortie des boîtes de nuit du centre-ville, leur extorquaient leurs cartes bancaires et leurs codes, puis les frappaient au visage jusqu'à ce qu'ils perdent connaissance. Un important dispositif d'enquête avait été déployé pendant de nombreuses semaines, tandis que les autorités avaient appelé les fêtards à ne pas se déplacer seuls.

En mars, un mineur âgé de 15 ans lors des faits a été condamné à 10 ans d'emprisonnement par le tribunal pour enfants statuant en matière criminelle, qui l'a reconnu coupable des quinze agressions. Deux autres accusés comparaissent également devant la cour d'assises, suspectés d'avoir recelé les téléphones portables qui avaient été dérobés aux victimes. Le procès doit se poursuivre au moins jusqu'au 3 juillet.

(L'essentiel Online/AFP)

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