Double meurtre en Moselle – Affaire Heaulme: la décision rendue en janvier

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Double meurtre en MoselleAffaire Heaulme: la décision rendue en janvier

MONTIGNY-LÈS-METZ - La Cour de cassation rendra sa décision le 10 janvier, concernant le non-lieu dont a bénéficié Henri Leclaire, pour le meurtre de deux petits garçons en 1986.

Henri Leclaire, mis en examen, avait dans un premier temps été renvoyé devant les assises, malgré ses dénégations.

Henri Leclaire, mis en examen, avait dans un premier temps été renvoyé devant les assises, malgré ses dénégations.

Lors de l'audience devant la chambre criminelle, mercredi, l'avocat général a estimé qu'une erreur de droit a été commise dans la procédure. En 2014, des témoignages de dernière minute susceptibles de mettre en cause Henri Leclaire, avaient conduit la cour d'assises de la Moselle à suspendre le procès de Francis Heaulme. Un juge d'instruction avait alors été saisi d'une nouvelle information judiciaire. À l'issue de celle-ci, Henri Leclaire, mis en examen, avait dans un premier temps été renvoyé devant les assises, malgré ses dénégations.

Puis la chambre d'instruction, qu'il avait saisie en appel, lui avait accordé un non-lieu le 7 juillet dernier. Au lieu d'ouvrir une nouvelle information judiciaire, il aurait fallu rouvrir le dossier pour «charges nouvelles», a estimé mercredi l'avocat général à la Cour de cassation. Henri Leclaire avait été le premier à avouer en 1986 le meurtre d'Alexandre Beckrich et Cyril Beining, morts le crâne enfoncé à coups de pierre sur un talus SNCF sur lequel ils jouaient à Montigny-lès-Metz. Mais il s'était rapidement rétracté. Les enquêteurs avaient fini par écarter la piste Leclaire, relevant des inexactitudes dans ses déclarations, et estimant, après une reconstitution, que sa corpulence l'empêchait de monter sur le talus.

Quelques mois plus tard, un adolescent de 16 ans, Patrick Dils, avait aussi avoué les meurtres avant de se rétracter. Premier mineur condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, il fut, en 2001, l'un des rares détenus français à bénéficier d'une procédure de révision, qui aboutit à son acquittement. La présence du tueur en série Francis Heaulme à proximité du lieu du crime le jour du meurtre, le 28 septembre 1986, avait été un élément clef de cet acquittement. Mais lorsqu'il a été entendu sur l'affaire, Francis Heaulme, le «routard du crime» - qui n'a jamais avoué celui-là - a mis en cause Henri Leclaire: il l'aurait vu, ensanglanté, à proximité des lieux du crime ce même 28 septembre 1986.

(L'essentiel/AFP)

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