Criminalité au Mexique – «Aïe, mon fils. Les animaux l'ont mangé»
Publié

Criminalité au Mexique«Aïe, mon fils. Les animaux l'ont mangé»

En larmes, une mère de famille aurait retrouvé du premier coup le squelette présumé de son fils José Carlos, disparu depuis cinq mois dans le nord-ouest du Mexique.

Au Mexique, des dizaines de collectifs et des centaines de familles de disparus fouillent la terre pour pouvoir commencer à faire leur deuil, souvent en vain.

Au Mexique, des dizaines de collectifs et des centaines de familles de disparus fouillent la terre pour pouvoir commencer à faire leur deuil, souvent en vain.

AFP/Alfredo Estrella

Bien sûr, Yadira Vazquez n'a pas le temps de penser aux milliers de familles qui passent des années en vain à ratisser le sol mexicain dans l'espoir de retrouver un os de leur proche disparu.

Désespérée, la mère de famille s'agenouille auprès des restes humains gisant à même le sol d'une fosse clandestine à Magdalena de Kino, dans l'État de Sonora, une zone frontalière des États-Unis ravagée par la violence attribuée aux rivalités entre cartels de narcotrafiquants.

Résultats ADN

Cette mâchoire appartient-elle vraiment à son fils José Carlos, 28 ans, dont la famille n'a plus aucune nouvelle depuis que des inconnus l'ont emporté de force de chez lui il y a cinq mois?

Une carte de crédit à son nom et ses vêtements ont été également retrouvés par les militaires et le collectif d'aide aux victimes qui accompagnent Yadira dans ce territoire interdit considéré comme une zone de guerre entre les cartels ou le crime organisé.

La famille doit néanmoins attendre les résultats d'une analyse ADN avant de demander à récupérer ces restes pour organiser des obsèques.

«C'est triste, mais quelle chance»

«C'est triste de le dire ainsi, mais quelle chance. Quelle chance ils ont eu de récupérer leur fils dès leur première recherche!», affirme Charlin Unger, membre du collectif «Buscadores de paz» («En recherche de la paix»), qui recherche également un fils.

Ailleurs à Sonora, Veracruz, Tamaulipas, des États frappés par la violence, des dizaines de collectifs et des centaines de familles de disparus fouillent également la terre pour pouvoir commencer à faire leur deuil, souvent en vain.

(L'essentiel/AFP)

Ton opinion