Belgique – Albert II veut un gouvernement très vite

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BelgiqueAlbert II veut un gouvernement très vite

Le roi des Belges a demandé lundi soir aux partis politiques engagés dans des négociations de parvenir rapidement à la formation d'un gouvernement afin de se pencher sur les questions économiques.

Elio Di Rupo est pressenti pour former le futur gouvernement.

Elio Di Rupo est pressenti pour former le futur gouvernement.

AFP

Le roi a reçu en fin d'après-midi le chef de file des socialistes francophones, Elio Di Rupo, pressenti pour former le futur gouvernement, qui lui l'a informé de l'évolution des négociations. À l'issue de cette rencontre, Albert II a demandé aux négociateurs de «conclure le plus vite possible cette partie des négociations, afin de traiter le volet socioéconomique et budgétaire et de préserver ainsi le bien-être des citoyens dans l'avenir», indique le palais dans un communiqué.

M. Di Rupo mène des négociations avec les présidents de huit partis flamands et francophones, qui avaient accepté peu avant la trêve estivale de négocier sans la première formation politique de Flandre, le mouvement indépendantiste Nouvelle Alliance flamande (N-VA) de Bart de Wever, jusqu'ici hostile à tous les compromis présentés. Ces échanges ont repris mi-août et se sont intensifiés mardi dernier.

Avant octobre?

L'objectif est de former un gouvernement de coalition qui aura la majorité des deux tiers au Parlement en vue de voter des réformes institutionnelles, si possible avant octobre, mois au cours duquel devra être adopté le budget. Parmi les sujets qui fâchent: la suppression de droits linguistiques et électoraux spécifiques des francophones dans la banlieue sous juridiction flamande de Bruxelles, au sein du seul arrondissement bilingue du pays, appelé Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV).

Autres sujets de négociations: une réforme des institutions du pays, comme le souhaitent les partis flamands, avec à la clef une autonomie renforcée des régions en matière fiscale, d'emploi ou de santé. À la veille de la fête nationale belge du 21 juillet, le roi Albert II avait agité le spectre d'une zizanie nationale qui plongerait le pays dans la crise économique et sociale, le populisme, et risquait de faire tanguer avec lui le projet tout entier de la construction européenne. Membre fondateur de l'Union européenne, la Belgique n'est toujours pas parvenue à se doter d'un gouvernement de plein exercice 456 jours après les législatives du 13 juin 2010 en raison des divergences entre partis flamands et francophones.

(L'essentiel Online/AFP)

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